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27/04/2015 12:29 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Un voyagiste québécois fait plus confiance à la France qu'au Canada pour ramener ses voyageurs

Le fondateur de l'agence québécoise Karavaniers, Richard Rémy, ne compte pas sur le Canada mais plutôt sur la France pour ramener à bon port deux randonneurs coincés au Népal. 

« Si je veux quelque chose d'efficace, il ne faut pas que je passe par le gouvernement », a déclaré M. Rémy à Radio-Canada.ca, qui dit n'avoir même pas tenté de contacter le gouvernement canadien.

Richard Rémy a parlé avec les deux randonneurs qui sont sain et sauf. Ils ont ressenti le tremblement de terre alors qu'ils étaient à Phu, près de la frontière avec le Tibet.

Richard Rémy, qui fait affaire au Népal depuis 20 ans, entend utiliser ses contacts personnels pour trouver un hélicoptère qui pourra évacuer ses voyageurs de Phu vers la ville de Pokhara. De là, ils pourront quitter le Népal pout la France.

Pour venir en aide à des voyageurs en difficulté - dans le cas d'avalanches, par exemple - M. Rémy dit qu'il se tourne habituellement vers une entreprise française qui est en contact avec le ministère français des Affaires étrangères.

« J'ai appelé les Français, je leur ai demandé s'ils pouvaient me réserver des places sur un vol nolisé et ils m'ont répondu « pas de problèmes », explique-t-il.

Il n'exclut pas de recommander à ses touristes d'utiliser un vol canadien s'il devait y en avoir un, mais il n'attend rien de tel jusqu'à nouvel ordre.

Selon lui, l'incapacité du gouvernement canadien à agir dans ce genre de situations est « le résultat d'un désengagement depuis 10 ans [...] à l'échelle internationale ». Dans de telles situations, dit-il, « les amitiés sont souvent plus efficaces que la diplomatie ».

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