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27/04/2015 09:51 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

« On fera le travail jusqu'au bout » - Laurent Ciman

À 48 heures du match retour de la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, les joueurs de l'Impact de Montréal peaufinent leur stratégie et affûtent leur niveau de confiance.

Un texte de Jean-François Chabot

Les têtes d'affiche de l'équipe ont rencontré les médias au Stade Saputo en matinée lundi, quelques minutes avant d'obtenir la confirmation qu'ils devraient affronter la puissante machine du Club América sans le gardien numéro un Evan Bush.

Le défenseur Laurent Ciman s'était déjà fait une tête là-dessus. Pour lui, il faudra essentiellement se serrer les coudes.

« Pour nous les joueurs, ça ne modifie rien. Bush est un excellent gardien, mais, malheureusement, il ne sera pas là. Il y a des options de remplaçants. Les coachs vont faire leur choix et on s'adaptera. Nous avons confiance en eux, donc il n'y a pas de soucis », a d'abord expliqué Ciman.

À une suggestion voulant que l'Impact fasse appel à Carey Price, Ciman a souri. « Les buts ne sont pas de la même grandeur, mais je ne sais pas s'il sera disponible », a répondu le Belge avec une étincelle dans le regard.

Nigel Reo-Coker s'est dit triste pour Bush qui a joué un grand rôle dans les succès de l'équipe et qui ne pourra être de la finale.

« C'est très dommage, mais ce sont des choses qui arrivent au soccer. Il nous reviendra de gagner ce match et de dédier la victoire à Bushie ».

Une occasion rare

Sur une note plus sérieuse, Ciman a parlé de la grande finale comme d'un grand rêve.

« On a envie de la gagner. Tout le monde en rêve. Ça va être un match compliqué face à un bon adversaire. On a fait le travail et on va faire le travail jusqu'au bout. On sait à quoi s'attendre. On connaît les joueurs de l'autre équipe. Nous avons de bons joueurs aussi. Il nous faudra trouver l'astuce pour faire la différence », a renchéri Ciman.

L'attaquant argentin Ignacio Piatti abondait dans le même sens. Il a ajouté que l'Impact devra tenter de profiter d'une certaine fatigue chez leurs adversaires qui ont joué dimanche en championnat mexicain et qui ne devaient se poser à Montréal qu'en fin d'après-midi lundi.

« On a vu qu'América a joué hier et qu'ils ont fait match nul. Ils seront sûrement un peu fatigués en disputant un troisième match en l'espace de cinq jours. Ce sera à nous d'essayer d'en profiter », a dit Piatti auteur du but de l'Impact mercredi dernier au Stade Azteca.

Piatti estime que l'Impact ne doit pas jouer défensif à l'extrême. « Nous devrons attaquer et marquer le premier but pour ensuite jouer avec l'esprit plus tranquille ».

L'entraîneur Frank Klopas a résumé la situation en indiquant que l'Impact devait être prêt à faire face à l'adversité en tant qu'équipe, et cela incluait la perspective de jouer sans Evan Bush.

« Le seul ennui, c'est que la position de gardien exige de jouer beaucoup de matchs pour acquérir l'expérience, un certain degré de confiance et le synchronisme qu'il faut. La route du succès est pavée d'obstacles. Nous avons le choix entre nous apitoyer sur notre sort, ou encore regarder droit devant et rester concentrés sur notre plan de match. »

Au moment d'écrire ces lignes, Klopas n'avait pas arrêté son choix sur le gardien remplaçant pour affronter le grand club mexicain. Il a jusqu'à 20 h lundi pour prendre une décision.

Soulignons que la rencontre de mercredi soir pourrait présentée devant plus de 61 000 spectateurs. L'Impact a annoncé lundi matin que 2000 nouveaux billets avaient été rendus disponibles à un coût variant entre 40 $ et 125 $.

Plus de la moitié de ces entrées sont en fait des places debout de type admission générale.

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