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27/04/2015 12:37 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Les règles du MPCC justifiées par le cas Astana, selon Legeay

Le président du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), Roger Legeay, a estimé lundi que le cas Astana démontrait l'utilité des règles de son mouvement, à la pointe de l'antidopage.

Astana, bien que confrontée à plusieurs cas de dopage l'an passé, a obtenu jeudi dernier le maintien, par la commission de l'Union cycliste internationale (UCI), de la licence WorldTour qui lui donne accès aux principales épreuves.

"Les règles MPCC sont un complément incontournable et indispensable à celles de l'UCI, même si, en aucun cas, elles ne s'y substituent", a déclaré Roger Legeay.

"Aujourd'hui, après plusieurs cas de dopage constatés dans une même formation, le MPCC est la seule association à pouvoir empêcher une équipe de courir", a ajouté le président de ce mouvement en insistant sur "le principe de l'engagement volontaire" des équipes à se soumettre à "des règles strictes".

Le MPCC est une association lancée en 2007 par plusieurs équipes professionnelles et qui promeut un cyclisme propre, en se basant sur la responsabilité et la mobilisation de ses adhérents.

Par le passé, plusieurs équipes se sont auto-suspendues: AG2R La Mondiale et Rusvelo en 2013, Astana à la fin de la saison 2014, quand la formation kazakhe avait renoncé au Tour de Pékin, dernière épreuve WorldTour de la saison.

Le président du MPCC est revenu aussi sur la différence entre ses règles d'auto-suspension et les nouveau règlement de l'UCI en vigueur depuis janvier 2015.

"L'UCI a intégré dans son règlement le principe de la suspension d'une équipe mais il ne s'applique que s'il est démontré que l'équipe a commis une faute. Dans notre règlement, quoi qu'il arrive, deux cas positifs en moins d'un an, c'est une semaine sans compétition pour toute l'équipe, trois cas positifs en moins de deux ans et c'est un mois d'arrêt pour toute l'équipe", a souligné Roger Legeay.

Le MPCC a été confronté en début d'année au départ de l'équipe Lampre qui a réintégré dans son effectif le coureur italien Diego Ulissi après sa suspension.

"Au sein des équipes membres du MPCC, tout coureur suspendu plus de six mois n'a jamais été conservé par son équipe, a rappelé Roger Legeay. Pour ne pas avoir à se plier à cette règle, l'équipe Lampre a choisi de quitter notre mouvement. Ils ont invoqué des questions de droit du travail en Italie. S'ils ne l'avaient pas fait, nous aurions envisagé une mesure d'exclusion".

jm/adc

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