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27/04/2015 16:31 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Le processus de révision pour Manac pourrait s'étirer pendant encore 3 mois

MONTRÉAL - Le processus entamé il y a un mois par Manac (TSX:MA) afin de réviser ses activités pourrait s'étirer pendant encore trois mois, selon la direction du constructeur de semi-remorques.Son président et chef de la direction, Charles Dutil, s'est montré avare de détails, lundi, lorsqu'il a été questionné sur ce dossier par un analyste financier.«Je ne veux pas en parler», a-t-il dit au cours d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du premier trimestre de la société établie à Saint-Georges, en Beauce.M. Dutil s'est contenté d'affirmer que le processus entamé le 30 mars dernier «suivait son cours» et que «rien n'avait été conclu» pour le moment.Les diverses options envisagées par l'entreprise pourraient notamment comprendre sa vente ou une fusion. Manac avait aussi fait savoir qu'elle pourrait conserver son modèle d'affaires actuel.«Je m'attends à ce que le processus suive son cours pour encore quatre, huit ou 12 semaines», s'est limité à dire M. Dutil.D'ailleurs, ni la direction du constructeur de semi-remorques ni ses actionnaires n'ont abordé ce dossier lors de l'assemblée annuelle de l'entreprise, qui se déroulait en fin de matinée, à Saint-Georges.La décision de Manac survient 18 mois après qu'elle eut complété un premier appel public à l’épargne qui lui a permis de récolter un produit brut d’environ 40 millions $, dont environ la moitié a été utilisée pour rembourser sa dette.En réaction, le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, avait demandé à Investissement Québec d'aider un éventuel partenaire ou acheteur intéressé à Manac afin qu'elle demeure sous contrôle québécois.Depuis son entrée en Bourse, ses plus grands propriétaires sont le Fonds de solidarité FTQ, la Caisse de dépôt et placement du Québec et Fiera Capital, qui détiennent ensemble 41 pour cent de ses actions, d’après Thomson Reuters.Au premier trimestre, la société a vu ses profits ainsi que ses revenus croître de façon significative, ce qui s'explique en partie par l'ajout des activités de la société britanno-colombienne Pearless, acquise l'an dernier.Le bénéfice net de l'entreprise a plus que doublé pour s'établir à 4,3 millions $, ou 25 cents par action, par rapport à 1,6 million $, ou 10 cents par action, à la même période en 2014.En excluant les éléments non récurrents, le profit ajusté de Manac s'est chiffré à 3,1 millions $, en hausse comparativement à celui de 1,3 million $ du premier trimestre de l'exercice précédent.Ses recettes se sont appréciées de 44,9 pour cent, à 95,9 millions $. La baisse du dollar canadien a eu un «impact négatif» sur les résultats de Manac, mais M. Dutil a rappelé que l'entreprise bénéficiait de certaines ententes de couverture afin de minimiser l'impact de la fluctuation du huard.En date du 28 mars, le carnet de commandes de l'entreprise s'établissait à 165,3 millions $, en recul par rapport aux 173,5 millions $ du 31 décembre dernier.

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