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27/04/2015 14:59 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Le pétrole finit en légère baisse à New York, après des prises de bénéfices

Les cours du pétrole ont fléchi une nouvelle fois lundi à New York, souffrant d'un peu de prise de bénéfices après la hausse des dernières semaines, et d'inquiétudes persistantes sur la surabondance de l'offre.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a clôturé en baisse de 16 cents à 56,99 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il ne se passe pas grand chose et les investisseurs attendent le prochain rapport sur les stocks (de pétrole brut aux Etats-Unis), les gens tablent sur une progression avec un niveau de production toujours élevé", a expliqué Carl Larry, chez Frost & Sullivan. Ce rapport du ministère de l'Energie (DoE) doit être publié mercredi matin.

En outre, avec la hausse des cours intervenue la semaine dernière, "les investisseurs prennent un peu de bénéfices", alors qu'"il n'y a pas beaucoup d'éléments fondamentaux qui pèsent d'un côté ou de l'autre", a-t-il ajouté.

Les analystes de Barclays ont expliqué pour leur part que, pour que les prix restent sur leur courbe ascendante des dernières semaines, il faudrait "une demande plus ferme et une réaction tangible du côté de l'offre".

Du côté de l'offre, la production américaine de brut a certes enregistré trois reflux en quatre semaines, mais chaque fois à un niveau minime, entre 18.000 et 36.000 barils par jour, alors que la production nationale totale avoisine les 9 millions de barils par jour.

Par ailleurs "il y a plusieurs sources de solidité du côté de la demande, mais il n'y a pas grand chose qui montre une augmentation généralisée de la consommation", ont fait valoir les analystes de Barclays, craignant que le marché ait mis "la charrue devant les boeufs" en poussant les cours à la hausse.

D'un autre côté, le mouvement de baisse était limité par la poursuite des inquiétudes géopolitiques, en particulier avec la situation toujours conflictuelle au Yémen.

"Le WTI continue d'attirer quelques acheteurs en dépit des stocks record et sans doute en augmentation de pétrole brut aux Etats-Unis", constatait Tim Evans chez Citi.

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