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27/04/2015 14:25 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Le blues printannier des Blues

Des emplois sont en jeu, pensent les joueurs des Blues de Saint Louis, après leur élimination dès le premier tour pour la troisième année d'affilée.

L'équipe de l'entraîneur-chef Ken Hitchcock croyait qu'il s'agissait de sa meilleure occasion de remporter la coupe Stanley pour une première fois, elle qui disposait de quatre bons trios, d'une défense solide et de bons gardiens. Les Blues se sont pourtant inclinés en six matchs contre le Wild du Minnesota dès le premier tour éliminatoire.

« C'est la pire des sensations, a déclaré l'attaquant Steve Ott. Tous ces mois de travail. On ne sait pas quand on rejouera avec un groupe aussi spécial que celui que nous avions ici. Cette série illustre bien, je crois, ce qui peut mal tourner à l'occasion. »

Les joueurs pensent que le directeur général, Doug Armstrong, va modifier la formation.

« 'Army' n'est pas le genre de gars à laisser se répéter ce scénario année après année, a indiqué le défenseur étoile Kevin Shattenkirk, qui admet que l'organisation a donné à l'équipe toutes les chances de réussir. À 100 pour cent. Est-ce qu'on est arrivés à court? Absolument. Je sais que les gens sont frustrés, mais nous aussi. Ça nous affecte beaucoup. »

Hitchcock pourrait aussi payer: il est toujours plus facile de changer d'entraîneur que 23 joueurs.

« 'Hitch' est la raison derrière notre succès des quatre dernières années, a ajouté Shattenkirk. Il est dur avec nous, mais il le fait parce qu'il sait comment faire les choses de la bonne façon pour atteindre ce niveau de performances. »

Pénurie de buts et de gros arrêts

Vladimir Tarasenko mène la LNH avec six buts en séries, tandis que Shattenkirk vient au sommet des passeurs avec huit aides. Mais peu d'autres Blues ont répondu aux attentes. L'équipe a marqué 17 buts dans cette série, mais Patrick Berglund -- avec deux -- est le seul autre marqueur de plus d'un but.

Le gardien recrue Jake Allen, qui a permis deux buts douteux dans le dernier match, est possiblement celui qui a le moins répondu aux attentes après la saison qu'il a connue. Impressionnant en début de série, il a été retiré du sixième match après s'être fait piéger entre les jambières quelques secondes seulement après que Hitchcock eut déclaré à la télévision qu'il n'allait pas changer de gardien.

« Deux buts atroces, encore. Je nous ai laissés tomber, a dit Allen. Ça va me hanter pendant un certain temps. »

Hitchcock croit cependant qu'Allen retirera d'importantes leçons de cette série. « Ce n'est pas le temps de tomber à bras raccroucis sur le gardien ou qui que ce soit d'autres », a-t-il ajouté.

Mis à part Tarasenko, les gros canons des Blues cette saison -- les Paul Stastny, Alexander Steen, T.J. Oshie et le capitaine David Backes -- n'ont pas produit en séries.

Mais il est certain que la tenue du gardien Devan Dubnyk et la vitesse du Wild y sont pour beaucoup dans l'issue de la série.

« On gagne en équipe, on perd en équipe, a laissé tomber Hitchcock. Je ne veux pas parler de résilience, c'est trop utilisé. Ce qui s'est passé, c'est que nous n'avons pas marqué quand c'était le temps et que nous n'avons pas obtenu les gros arrêts quand c'était le temps. »

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