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27/04/2015 15:24 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Germanwings: dernier adieu des proches réunis à la Sagrada Familia

Quelque 1.500 personnes ont rendu hommage lundi, en la basilique de la Sagrada familia à Barcelone, aux 150 victimes du crash de l'avion de la Germanwings, parti de la capitale catalane le 24 mars pour Düsseldorf, une heure avant de s'écraser dans les Alpes.

Dix jours après une première cérémonie oeucuménique en Allemagne, des dizaines de proches des victimes, dont 50 étaient espagnoles et 72 allemandes, se sont recueillis dans la spectaculaire basilique de l'architecte moderniste Antonio Gaudi, à l'occasion d'un office religieux catholique.

"La mort violente et inattendue de nos chers frères paralyse la vie de ceux qui les aimaient tant", a dit l'archevêque de Barcelone, Lluis Martinez Sistach, enjoignant les familles à garder "le courage de vivre".

Vers 18H00 (16H00 GMT), des chants en cinq langues avaient retenti pour ouvrir la cérémonie, tandis que des étudiants d'un collège situé non loin de Barcelone, où 16 des victimes, des adolescents allemands, avaient séjourné, entamaient une marche solemnelle pour déposer 150 bougies, une par mort, au pied de l'autel.

A gauche de l'autel, avaient pris place le roi et la reine d'Espagne, Felipe VI et Letizia, et au premier rang le chef du gouvernement Mariano Rajoy ainsi que le président du gouvernement de la région de Catalogne Artur Mas.

L'Allemagne était representée par le bras droit d'Angela Merkel, Peter Altmaier, chef de la Chancellerie fédérale, et la France par Harlem Désir, secrétaire d'État aux Affaires européennes.

Le président de la compagnie Lufthansa Carsten Spohr et Thomas Winkelmann, le directeur général de Germanwings, étaient aussi présents.

Si les proches des victimes ont semblé contenir leurs émotions pendant la cérémonie, nombreux sont ceux qui ont fondu en larmes lorsque le couple royal est venu les réconforter, l'un après l'autre.

-Polémique religieuse -

Parmi les membres des familles, figuraient des femmes musulmanes portant un voile noir.

Si la cérémonie qui s'était tenue le 17 avril en la cathédrale de Cologne était oeucuménique, celle de Barcelone a créé la polémique avant sa célébration, en raison de son caractère catholique.

"Ces funérailles peuvent laisser le sentiment que l'Eglise catholique est incapable de se mettre au service d'une société qui veut exprimer ses sentiments sans s'identifier à une confession religieuse", a dénoncé dans une communiqué l'association Iglesia plural, partisane d'une modernisation de l'Eglise catholique.

L'archevêque de Barcelone qui a organisé la cérémonie, a rejeté ces critiques, soulignant que des représentants des religions juive, musulmane et de confession évangéliste avaient été associés à l'acte et pris la parole.

Jorge Burdman, représentant de la commununauté juive, a soulevé l'émotion lorsqu'il a appelé l'assistance, la voix étranglée, à créer un monde "d'amour, de justice et de solidarité".

Cent cinquante personnes sont mortes dans le crash de l'avion qui reliait Barcelone à Düsseldorf et qui aurait été selon les premiers éléments de l'enquête, précipité au sol par son copilote allemand, Andreas Lubitz.

Souffrant de troubles psychiatriques, il se serait suicidé, emportant avec lui les 149 passagers et membres d'équipage.

dbh-ib/mck/st

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