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27/04/2015 13:33 EDT | Actualisé 27/06/2015 01:12 EDT

Des écrivains se retirent du gala du PEN en raison de l'hommage à Charlie Hebdo

NEW YORK, États-Unis - L'auteur canadien Michael Ondaatje est parmi un groupe d'au moins six écrivains qui se sont retirés du gala du PEN American Center qui aura lieu la semaine prochaine, pour s'objecter à la décision de l'organisation de rendre hommage au magazine satirique français Charlie Hebdo.Le PEN, qui défend la liberté d'expression et les droits des écrivains, a annoncé dimanche que les auteurs étaient choqués par la représentation faite par Charlie Hebdo des musulmans et des «marginaux généralement».La magazine, dont les bureaux sont à Paris et où 12 personnes ont été abattues en janvier, doit recevoir le prix de la liberté d'expression et du courage lors du gala qui se tiendra le 5 mai à New York.La majorité de la communauté littéraire s'est ralliée derrière Charlie Hebdo après la tuerie, mais certains ont exprimé un malaise par rapport aux caricatures cinglantes du prophète Mahomet et d'autres musulmans.Francine Prose, une ancienne présidente du PEN, s'est aussi retirée. Les autres qui ont décidé de ne pas se présenter sont Teju Cole, Rachel Kushner, Taiye Selasi et Peter Carey, a fait savoir le PEN. Ils devaient tous, avec Mme Prose et M. Ondaatje, être des présentateurs lors du gala.Le président actuel du PEN, Andrew Solomon, a admis que certaines personnes avaient été offensées par des caricatures de Charlie Hebdo, mais a ajouté que le PEN croyait fortement que le prix était «approprié».«Il est vrai qu'en plus d'avoir provoqué des menaces violentes de la part d'extrémistes, les caricatures de Charlie Hebdo ont offensé d'autres musulmans, comme leurs caricatures ont offensé certains des nombreux autres groupes qu'ils ciblaient», a écrit M. Solomon.«Mais, sur la foi de leurs propres déclarations, nous croyons que l'intention de Charlie Hebdo n'était pas d'ostraciser ou d'insulter des musulmans, mais plutôt de rejeter avec force les efforts d'une petite minorité de placer certaines vastes catégories de discours hors limites, quel que soit le but, l'intention ou la portée de cette expression».«Nous ne croyons pas que l'on doive endosser le contenu des caricatures de Charlie Hebdo pour pouvoir soutenir les principes qu'ils défendent ou applaudir la bravoure du personnel de s'être tenus debout devant la menace de mort», a ajouté M. Solomon.

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