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26/04/2015 06:00 EDT | Actualisé 26/06/2015 01:12 EDT

Présidentielle au Togo: "53 à 55%" de participation, selon la commission électorale

Le taux de participation de l'élection présidentielle de samedi au Togo avoisine les "53 à 55%", une mobilisation a priori bien inférieure à celle de la présidentielle de 2010, a annoncé le président de la commission électorale.

"Le taux de participation va tourner probablement autour de 53 à 55%, selon les dernières estimations", a déclaré Taffa Tabiou, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui s'exprimait à la télévision nationale dans la nuit de samedi à dimanche.

Lors du scrutin de 2010, qui avait vu la réélection de Faure Gnassingbé, le taux de participation s'était élevé à 64,68%. Le président sortant, héritier d'une famille au pouvoir depuis 48 ans, brigue à présent un troisième mandat et fait figure de favori face à une opposition divisée, dont le principal candidat est Jean-Pierre Fabre, du CAP 2015 (Combat pour l'alternance politique).

La Concertation nationale de la société civile (CNSC), une ONG ayant déployé le plus gros contingent d'observateurs électoraux dans le pays, avait constaté une mobilisation "très faible" des électeurs à la mi-journée samedi.

"Dans l'ensemble, les élections se sont déroulées dans la sérénité et dans le calme. Le seul constat fait, c'est qu'il y a moins d'affluence par rapport au scrutin précédent", a estimé pour sa part le ministre de l'Administration territoriale, Gilbert Bawara, toujours à la télévision nationale.

M. Faure avait déclaré à la presse samedi que "quelques tendances" devraient être publiées dans la nuit de samedi à dimanche, mais selon M. Tabiou, la Céni est encore en train de "comparer" les résultats obtenus "de plusieurs sources" afin de s'assurer que les estimations publiées "reflètent la réalité".

La Céni a six jours pour donner les résultats définitifs.

Le logiciel de compilation des résultats "Succes", contesté par l'opposition, "n'a pas été abandonné", contrairement aux déclarations de M. Fabre samedi, a précisé M. Bawara.

Mais un "comité d'accompagnement", composé de représentants des cinq candidats et des représentants des missions d'observation et d'information internationale, a été mis en place vendredi, avec pour "mandat de suivre de façon pointue et soutenue toutes les opérations de remontée, de traitement et de publication des résultats", a toutefois précisé le ministre.

M. Fabre avait estimé samedi que "les risques de fraude" étaient "réduits" pour cette élection, une première dans un pays où l'opposition a contesté les résultats de tous les récents scrutins, dont ceux des présidentielles de 2005 et 2010, remportées par M. Gnassingbé.

Celui-ci avait été porté au pouvoir par l'armée en 2005 à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a régné d'une main de fer sur le pays pendant 38 ans.

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