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26/04/2015 10:02 EDT | Actualisé 26/06/2015 01:12 EDT

Poutine accuse les Etats-Unis de contacts directs avec les rebelles du Caucase du Nord

Le président russe Vladimir Poutine a accusé les Etats-Unis d'avoir des contacts directs avec les rebelles du Caucase du Nord et de leur fournir de l'aide notamment logistique, dans un documentaire diffusé dimanche par la télévision russe.

Au début des années 2000, "les services spéciaux russes ont détecté des contacts directs" entre des rebelles du Caucase du Nord et des représentants des services secrets américains en Azerbaïdjan", ex-république soviétique du Caucase du Sud, a raconté M. Poutine, dans le documentaire "Président".

Tourné par la chaîne de télévision publique Rossia 1 à l'occasion des 15 ans au pouvoir de Vladimir Poutine, qui a été élu en 2012 pour un troisième mandat présidentiel, après avoir été président de 2000 à 2008 et Premier ministre en 2008-2012, le film a déjà été diffusé dans l'Extrême-Orient russe, avant de l'être à 18H30 GMT dans la partie centrale de Russie.

Les Américains "aidaient même avec du transport, tout simplement", a précisé le président russe, dont les propos ont été publiés sur le site officiel de la chaîne.

Il a affirmé en avoir informé le président américain de l'époque qui a répondu "Je vais leur botter les fesses".

"Mais dix jours après, mes subordonnés, les dirigeants du FSB (service de sécurité russe, ex-KGB) ont reçu une lettre de leurs collègues de Washington qui disaient: +Nous avons eu et nous allons poursuivre les relations avec toutes les forces de l'opposition en Russie. Nous estimons que nous avons le droit de le faire et nous le ferons", a indiqué M. Poutine.

Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), qui a affronté la Russie pour son indépendance, la rébellion s'est progressivement islamisée et a débordé les frontières de cette petite république caucasienne pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.

"Il y a des gens, surtout dans les services secrets des pays occidentaux, qui croyaient que si on déstabilisait leur principal rival géopolitique -- et maintenant nous comprenons que pour eux, c'était la Russie -- cela serait à leur profit", a indiqué M. Poutine.

"Mais il s'est avéré que ce n'était pas le cas", a-t-il estimé.

"Dans aucun cas, jamais et nulle part, il ne faut même pas essayer d'utiliser les terroristes pour résoudre ses tâches politiques et même géopolitiques transitoires", a-t-il souligné.

am-mp/mr