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26/04/2015 11:39 EDT | Actualisé 26/06/2015 01:12 EDT

L'Indonésie prévient qu'elle exécutera les neuf étrangers reconnus coupables

JAKARTA, Indonésie - Les autorités indonésiennes ont annoncé que neuf étrangers et un Indonésien reconnus coupables de trafic de drogue seraient exécutés malgré l'opposition du secrétaire général des Nations unies et les dirigeants de leurs pays d'origine.Quatre Nigérians, deux Australiens, une Philippine, un Brésilien et un Français, ainsi qu'un Indonésien seront exécutés dans les prochains jours, a indiqué dimanche le porte-parole du procureur général du pays, Tony Spontana.Les coupables ont épuisé tous leurs recours légaux, selon M. Spontana. Cependant, la cause du Français Serge Atlaoui, qui a demandé la clémence, est toujours en suspens. La Cour suprême devrait trancher lundi, selon le porte-parole.Cette annonce laisse croire que les exécutions pourraient être effectuées aussi tôt que mardi ou mercredi.La peine capitale imposée aux coupable a suscité la controverse dans la communauté internationale. Les dirigeants de l'Australie, de la France et des Philippines ont successivement demandé à l'Indonésie de reconsidérer sa décision.Le président français François Hollande a prévenu que cette exécution pourrait avoir des «conséquences diplomatiques» et économiques. Tony Abbott, premier ministre australien et Benigno Aquino III, le président philippin, ont aussi fait pression sur l'Indonésie.Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré que le pays devrait adopter un «moratoire» sur la peine de mort, voire une abolition.Des ambassadeurs et les proches des condamnés à mort sont arrivés dimanche dans une ville à proximité de Nusakambangan, la prison hautement sécurisée de l'île, pour voir une dernière fois les prisonniers.L'Indonésie a des lois antidrogues particulièrement sévères pour les trafiquants. Actuellement, de 130 personnes sont dans le couloir de la mort, dont environ le tiers sont d'origine étrangère.En janvier dernier, les autorités indonésiennes avaient exécuté six trafiquants du Brésil, des Pays Bas, du Vietnam, du Nigeria et du Malawi, passant outre les contestations de leurs pays d'origine.