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26/04/2015 11:24 EDT | Actualisé 26/06/2015 01:12 EDT

Attentat avorté en France : un complice présumé en garde à vue

Un homme a été placé en garde à vue dimanche dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Sid Ahmed Ghlam, mis en examen pour assassinat et pour un projet d'attentat contre une église près de Paris, a-t-on appris de sources concordantes.

Ce Français de 27 ans a été interpellé dimanche matin à Saint-Ouen (banlieue nord de Paris), selon une source policière. Son ADN a été identifié sur une brosse à cheveux découverte au domicile parisien de l'étudiant algérien soupçonné d'avoir tué une femme et d'avoir préparé un attentat, selon une source proche du dossier.

Une source judiciaire a confirmé qu'une garde à vue était en cours.

Depuis l'arrestation fortuite de Sid Ahmed Ghlam dimanche 19 avril, les enquêteurs tentent de déterminer les soutiens dont semble avoir bénéficié le suspect, connu des services de renseignement depuis le printemps 2014 pour s'être radicalisé.

Cette semaine, une femme de son entourage, interpellée mercredi à Saint-Dizier (nord-est), où a vécu Sid Ahmed Ghlam, a fait deux jours de garde à vue, avant d'être remise en liberté.

Cet Algérien de 24 ans a été mis en examen vendredi notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir projeté des attaques contre au moins une église et d'avoir tué dimanche dernier à Villejuif, près de Paris, Aurélie Châtelain, une femme de 32 ans dont le corps avait été retrouvé dans sa voiture.

Les services d'enquête soupçonnent son projet d'attentat d'avoir été "télécommandé à distance" par "un ou de mystérieux" hommes établis vraisemblablement en Syrie et lui ayant "ordonné clairement" de frapper des églises.

Les enquêteurs s'interrogent aussi sur l'importance et la provenance de l'arsenal retrouvé dans sa voiture et à son domicile.

jac-mra/nou/tsz