DIVERTISSEMENT
25/04/2015 03:06 EDT | Actualisé 25/04/2015 04:04 EDT

Marianne Verville : trouver sa «sœur cosmique»

Des amies, Marianne Verville et India Desjardins? Des «sœurs cosmiques», plutôt. L’expression est de Marianne, et représente à merveille la relation qui lie ces deux femmes pétillantes et terre-à-terre, que la production du film Le Journal d’Aurélie Laflamme, en 2009, a réunies, on ose dire, pour la vie.

Elles sont constamment en contact l’une avec l’autre et, aujourd’hui, leur aventure professionnelle se continue avec la sortie au cinéma du deuxième volet des péripéties d’Aurélie Laflamme, Les pieds sur terre. Marianne, 20 ans, et India, 38 ans, ne ressentent aucunement la différence d’âge de presque 20 ans qui les sépare.

«On dirait que les étoiles étaient super bien alignées et qu’on était faites pour se rencontrer, illustre Marianne Verville. India, c’est la plus belle rencontre que j’ai faite. C’est quelqu’un qui m’a marquée, qui me marque tous les jours. C’est l’une des personnes les plus extraordinaires, dans ma vie. Je suis tellement contente, tellement chanceuse de l’avoir trouvée, qu’elle m’ait choisie. On se le dit souvent, qu’on est chanceuses de s’être trouvées.»

«On se dit parfois qu’à nous deux, on a le même cerveau…(rires) Mais un cerveau très fonctionnel! Parce qu’on pense tellement aux mêmes affaires, en même temps. On a les mêmes chansons dans la tête, au même moment. On a du plaisir, plein de fous rires, ensemble. C’est l’une de mes meilleures amies.»

Exemple de l’un de ces fous rires pleins de complicité : ensemble, India et Marianne peuvent s’amuser à recréer les visages des émoticônes qu’on utilise dans les conversations textées ou sur le web ; avant le tournage d’Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre, India a d’ailleurs utilisé ces vignettes heureuses, fâchées, apeurées, etc, pour expliquer à Marianne les émotions qu’elle souhaitait la voir incarner dans certaines scènes du film.

De plus, les deux amies ont souvent voyagé ensemble, notamment à Berlin à l’été 2013, et les plus observateurs décèleront certainement une ressemblance physique entre elles en visionnant Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre, notamment lorsque Aurélie est vêtue de sa robe de bal, élégamment coiffée. Son portrait est alors identique, ou presque, à celui d’India.

«On est allées à Walt Disney ensemble, et les gens ne savaient pas trop si on était des sœurs ou des amies, et quel âge on avait. Des fois, on se fait cruiser par des gars qui ont 27 ans. C’est entre nos deux âges…», s’esclaffe encore Marianne.

Autre signe du destin : Marianne Verville, dont Le Journal d’Aurélie Laflamme était la première expérience d’importance au grand écran, avait littéralement le nez plongé dans l’un des bouquins du même titre lorsqu’on lui a téléphoné pour lui annoncer qu’elle avait décroché le rôle, en 2009…

Essayer d’être mature

Ainsi, Marianne Verville a renoué avec bonheur, l’an dernier, avec celle qui est devenue son alter ego, Aurélie Laflamme, pour Les pieds sur terre, cinq ans après le tournage du premier long-métrage tiré des romans d’India Desjardins. À l’époque, la jeune comédienne avait 15 ans. C’est donc dire qu’elle a évolué sensiblement au même rythme qu’Aurélie.

Dans ce nouveau chapitre, l’adolescente gaffeuse prépare fébrilement son bal des finissants, cherche le métier qu’elle aimerait exercer, a encore un peu de mal à s’entendre avec sa mère, France (Édith Cochrane), a toujours Kat (Geneviève Chartrand) et Tommy (Lou-Pascal Tremblay) comme meilleurs amis, le beau Nicolas (Aliocha Schneider) fait toujours battre son cœur… et elle a encore peur des araignées. Elle continue de se demander quelle est sa place dans le monde, mais la trouvera peut-être au fil des obstacles qui croiseront sa route.

«Aurélie a vieilli, indique Marianne. Elle devient une jeune femme. Elle essaie d’être un peu plus mature… mais elle n’y arrive pas nécessairement (rires). Au départ, j’avais vraiment la crainte de ne pas trouver le personnage, de jouer trop jeune. Mais finalement, Aurélie est tellement proche de moi que tout a bien été. India aussi m’a rassurée, et elle m’a même dit qu’elle avait écrit des scènes en pensant à moi, comme celle où Aurélie entre en retard en classe et essaie de se faire discrète ; elle disait que je serais bonne à jouer ça. Aurélie a vieilli en même temps que moi. Elle a 16 ans, j’en ai 20, mais… What’s the difference? (rires)»

La question inévitable, maintenant. Marianne Verville a-t-elle peur qu’on l’associe indéfiniment à Aurélie Laflamme, qu’on n’ose lui confier des mandats différents de crainte qu’elle soit trop cataloguée, qu’Aurélie lui colle à la peau?

«Moi, je suis contente qu’on m’associe à Aurélie. C’est un super projet, je suis fière de ça. Je sais à quel point India a travaillé fort. J’étais là, je l’ai vue. C’est un travail d’équipe ; nous, ça fait 3 ou 4 ans qu’on pense à ce film-là. Je ne regrette absolument rien. Au contraire, je suis extrêmement fière et si on m’associe à Aurélie pendant 10 ans, 12 ans, je vais être contente.»

«J’en ai discuté avec Jaques L’Heureux, qui est encore étiqueté à Passe-Montagne, de Passe-Partout, depuis toutes ces années, poursuit Marianne. Quand il a commencé à jouer ce rôle, il avait mon âge! Et moi non plus, ça ne me dérangerait pas, à l’âge de Jacques L’Heureux, de me faire encore parler d’Aurélie. Ce serait juste une preuve que ça aura beaucoup marqué les jeunes, que ça les aura touchés et peut-être même sauvés, dans certains cas.»

«Mais c’est sûr que j’aimerais qu’on m’offre des rôles un peu différents. Parce que, pour moi, ce personnage, c’est India qui l’a créé, et je ne veux pas qu’on copie India. Pour les rôles de jeunes, la meilleure, pour moi, c’est India! Par contre, même si j’aimerais avoir des rôles de filles dans la vingtaine, je sais que je n’ai pas l’air d’avoir mon âge (rires). C’est mon défi pour la prochaine année!», lance la jeune actrice, qui dit avoir été très influencée par le film Little Miss Sunshine, et qui craque pour la trilogie d’animation Histoires de jouets. A-t-elle éprouvé un coup de cœur pour Breakfast Club, opus des années 1980 qui a quelque peu guidé le réalisateur Nicolas Monette, dans la création d’Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre?

«J’ai trouvé ça un peu… lent», admet Marianne en éclatant d’un rire gêné.

Marianne Verville, qui dit recevoir énormément de messages d’adeptes de l’univers d’Aurélie Laflamme sur les réseaux sociaux, dont plusieurs proviennent de jeunes garçons, ce qui la surprend et la réjouit d’autant plus, s’apprête à entamer un cours en études allemandes à l’université, l’UQAM ou l’Université de Montréal, son choix n’étant pas encore arrêté.

Le film Aurélie Laflammme – Les pieds sur terre est présentement à l’affiche.

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