NOUVELLES
23/04/2015 14:36 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Yémen: le Premier ministre pakistanais exprime sa "solidarité" au roi d'Arabie

Le Premier ministre du Pakistan, pays qui a jusqu'ici refusé de s'associer à l'intervention militaire de la coalition arabe au Yémen, a exprimé sa "solidarité" avec l'Arabie saoudite jeudi lors d'une rencontre avec le roi Salmane.

"Le point principal (des discussions) a été la solidarité (du Pakistan) avec l'Arabie saoudite", a indiqué un responsable pakistanais à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Nawaz Sharif et la délégation pakistanaise, composée notamment du chef de l'armée Raheel Sharif et du ministre de la Défense Khawaja Asif, se sont entretenus avec le roi et d'autres hauts responsables saoudiens, dont le prince héritier Moqren, le deuxième prince héritier et ministre de l'Intérieur, le prince Mohammed ben Nayef, et le ministre de la Défense, le prince Mohammed ben Salmane, selon l'agence officielle saoudienne SPA, qui n'a pas détaillé le contenu de ces discussions.

Le Pakistan et l'Arabie saoudite sont des alliés de longue date mais depuis le début de la crise yéménite, le Pakistan tente de ménager à la fois Ryad, qui lui fournit une précieuse aide économique et du pétrole au rabais, et son voisin iranien, qui soutient la rébellion chiite au Yémen.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité le 10 avril, les parlementaires pakistanais avaient ainsi appelé à défendre l'intégrité du territoire saoudien si celui-ci était menacé par la crise yéménite mais avaient également rejeté la demande d'aide de l'Arabie Saoudite, appelant le gouvernement pakistanais à rester neutre et à favoriser une solution pacifique dans ce conflit.

Selon le responsable pakistanais, cette décision du Parlement n'est "pas du tout" un point de discorde entre les deux pays, qui "ont une forme de relations très mûres. Ils (les Saoudiens) comprennent la position du Parlement", a-t-il ajouté.

Mercredi, Islamabad avait salué l'annonce la veille par Ryad de l'arrêt de la campagne de raids aériens intensifs contre les rebelles chiites au Yémen, lancée le 26 mars. Mais les frappes se sont poursuivies mercredi et jeudi dans plusieurs villes du pays.

it/mh/ras/bpe/faa