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23/04/2015 15:10 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Les parents de Michael Brown intentent une poursuite contre la Ville de Ferguson

CLAYTON, États-Unis - Les parents du jeune Michael Brown poursuivent la Ville de Ferguson pour le décès injustifié de leur fils, qui a été abattu par un policier blanc dans la petite ville du Missouri, aux États-Unis — un événement qui avait provoqué des manifestations à travers le pays.Les avocats de la famille ont indiqué qu'ils feraient la lumière sur des preuves médico-légales qui auraient été négligées dans les enquêtes précédentes afin de soulever des doutes sur la version de la police.Selon l'avocat Benjamin Crump, l'argument des policiers voulant qu'ils n'aient «pas eu le choix» d'utiliser leur arme ne tient pas la route dans ce cas-ci.Si la tenue d'un procès est autorisée, toutes les preuves relatives à l'incident seraient révisées et plusieurs témoins clés seraient convoqués, dont le policier Darren Wilson, responsable de la mort de Michael Brown.Dans les procès civils, les normes de preuve sont moins strictes que dans des affaires criminelles. Les jurés doivent s'appuyer sur la prépondérance des probabilités qu'un crime ait été commis et non sur des preuves «hors de tout doute raisonnable».Le maire de Ferguson James Knowles III et le porte-parole de la Ville n'ont pas rappelé l'Associated Press pour commenter la nouvelle.L'ancien chef de la police Tom Jackson, qui avait démissionné à la suite des événements, n'a pas voulu réagir puisqu'il n'avait pas consulté les documents de poursuite.Michael Brown, âgé de 18 ans, n'avait pas d'arme avec lui lorsqu'il marchait dans les rues de Ferguson avec un ami, le 9 août 2014. Un affrontement avait éclaté entre les deux hommes et le policier Darren Wilson parce qu'il leur avait demandé de libérer le trottoir. M. Wilson a tiré sur M. Brown peu après.Certains témoins ont confié que M. Brown tentait de se rendre au policier. M. Wilson a plutôt affirmé que le jeune homme s'approchait de lui dangereusement, le forçant à utiliser son arme.Malgré les nombreuses manifestations — parfois violentes —, un grand jury du comté de Saint-Louis avait finalement choisi de ne pas déposer d'accusation contre le policier.Le département de la Justice avait cependant remis un rapport accablant qui documentait le profilage racial pratiqué systématiquement dans la petite ville.