NOUVELLES
23/04/2015 09:20 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Le pétrole ouvre en hausse à New York, inquiétudes pour le Yémen

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse jeudi à New York face à la poursuite des affrontements au Yémen, terrain d'une lutte d'influence entre l'Arabie saoudite et l'Iran.

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin prenait 58 cents à 56,74 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"C'est le Yémen, on dirait qu'il pourrait y avoir une escalade", a déclaré Michael Lynch, chez Strategic Energy and Economic Research, tout en concédant que les nouvelles étaient rares et qu'en l'état "il n'y a pas de signe d'un conflit plus large" qui pourrait être encore plus alarmant et provoquer un bond des cours.

La coalition menée par l'Arabie saoudite a poursuivi jeudi à un rythme soutenu ses raids contre les rebelles chiites au Yémen, estimant que la menace qu'ils représentent empêche à ce stade l'arrêt total des frappes aériennes annoncé mardi soir.

De plus, alors que le président américain Barack Obama a indiqué mercredi que les Etats-Unis avaient mis en garde l'Iran contre la livraison d'armes au Yémen, une initiative qui pourrait selon lui "menacer la navigation" dans cette partie du monde, les investisseurs s'inquiètent d'une possible escalade en mer, selon M. Lynch.

"Il y a le sentiment qu'un effort pour bloquer des armes pourrait dégénérer en conflit, et on s'inquiète d'éventuels combats en mer dans la région avec des pétroliers dans la zone, c'est le genre de choses qui rend les gens nerveux", a déclaré M. Lynch.

Le Yémen n'est pas un producteur important de brut, mais les pays voisins sont très préoccupés par la sécurité du détroit de Bab el-Mandeb, entre la mer Rouge et le Golfe d'Aden qui séparent l'Afrique de la Péninsule arabique. Il est situé à proximité de la grande ville yéménite de Taëz et se trouve sur un axe important du commerce maritime mondial.

Pour ce qui est des chiffres hebdomadaires sur les stocks américains de brut et de produits pétroliers américains, parus mercredi, M. Lynch a relevé qu'ils avaient fait état d'un bon niveau de la demande, alors que le pays aborde tout juste la saison des beaux jours propice aux déplacements, et donc à la consommation d'essence.

Ces chiffres ont également révélé une augmentation plus forte que prévu des stocks de brut, représentant une pression à la baisse pour des cours écrasés par la surabondance de l'offre, mais assortie d'une nouvelle baisse légère de la production américaine.

Enfin Matt Smith, chez Schneider Electric, a relevé que des chiffres médiocres sur l'activité manufacturière en Chine parus dans la nuit avaient relancé l'espoir de mesures de relance qui pourraient soutenir la demande dans ce pays, premier importateur mondial.

chr/jld/gde