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23/04/2015 13:37 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Le N.-B. demande à la Cour d'appel son avis sur les «autobus scolaires séparés»

FREDERICTON - Le gouvernement du Nouveau-Brunswick demande à la Cour d'appel de la province de se prononcer sur son système d'«autobus scolaires séparés» — pour élèves anglophones ou francophones —, à l'aune de la Constitution canadienne.Le ministre de l'Éducation, Serge Rousselle — qui est, incidemment, aussi Procureur général de la province —, soutient que selon ses conseillers, la Constitution canadienne oblige une telle séparation linguistique au Nouveau-Brunswick — la seule province officiellement bilingue au Canada.Les partisans de ce système plaident que lorsque des élèves francophones partagent l'autobus scolaire avec des anglophones, la conversation passe rapidement à l'anglais, ce qui contribue à l'assimilation des enfants vers la langue de la majorité nord-américaine.Le ministre Rousselle souhaite donc que la cour clarifie cette question qui alimente les débats au Nouveau-Brunswick depuis quelques temps.Le mois dernier, le ministère de l'Éducation a confirmé que 92 élèves francophones ou anglophones prenaient le «mauvais» autobus pour se rendre à l'école.Le chef du Nouveau Parti démocratique néo-brunswickois, Dominic Cardy, avait pressé le gouvernement libéral de clarifier les responsabilités constitutionnelles de la province, et suggérait d'ailleurs un tel renvoi devant les tribunaux.