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23/04/2015 13:04 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Le code génétique du mammouth commence à se préciser

NEW YORK, États-Unis - Les scientifiques peuvent maintenant examiner plus en détail que jamais le code génétique du mammouth laineux, grâce à des travaux réalisés notamment par des chercheurs canadiens et qui pourraient un jour permettre de ressusciter cet animal légendaire.Des chercheurs ont complètement décodé les codes génétiques, ou génomes, de deux mammouths. Ces génomes sont plus détaillés que celui rendu public en 2008.Un génome provient d'un mammouth qui a vécu dans le nord-est de la Sibérie il y a 45 000 ans. L'autre est celui d'un animal qui a existé il y a 4300 ans sur l'île russe de Wrangel, dans le cercle arctique. L'ADN a été extrait d'une dent et d'un échantillon de tissu mou.La percée est annoncée dans les pages du journal scientifique Current Biology.Le mammouth laineux avait environ la taille d'un éléphant africain moderne. Il portait des longues défenses recourbées et un épais manteau laineux. Cette espèce de mammouth est la mieux connue, grâce aux carcasses congelées et bien préservées qui ont été retrouvées en Sibérie.La population de l'île Wrangel est la dernière à s'être éteinte. Certains scientifiques croient que le génie génétique pourrait permettre de ramener l'animal, une idée qui ne fait toutefois pas l'unanimité.Un auteur de la nouvelle étude, Love Dalen du Musée suédois d'histoire naturelle de Stockholm, a dit que ses recherches ne visaient pas la résurrection du mammouth. Il a ensuite ajouté qu'il est «très incertain» que ce soit même possible.Malgré tout, il a indiqué par courriel que «(nos) génomes nous font franchir une étape importante de plus en direction de la recréation d'un mammouth (...) Je pense que ce serait 'cool' que ça puisse se faire, mais je ne suis pas certain qu'on devrait le faire».L'utilisation d'une éléphante comme mère porteuse pose un problème éthique, a-t-il expliqué, puisque ce jumelage d'espèces pourrait causer de la douleur à la mère.Un autre auteur de l'étude, le professeur Hendrik Poinar de l'université ontarienne McMaster, a dit que les nouvelles recherches «nous donnent au moins un plan détaillé comme point de départ».M. Poinar croit que les mammouths pourraient être les bienvenus dans la nature, mais si on les ressuscitent uniquement pour les présenter dans des zoos, «je ne pense pas du tout que ce serait une bonne chose».