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23/04/2015 04:57 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

La coalition poursuit ses frappes au Yémen

Au Yémen, les bombes lancées par des avions de la coalition menée par l'Arabie saoudite continuent de s'abattre sur des positions tenues par des rebelles chiites houthis et leurs alliés jeudi matin.

Des frappes aériennes sont rapportées près de la capitale, Sanaa, au nord de Taëz (sud-ouest), à Yarim et à Ibb (centre), dans la province de Lahj (sud) et aux entrées nord et est de la ville portuaire d'Aden.

Selon l'Agence France-Presse, ces attaques ont visé à la fois des positions des rebelles houthis, mais aussi d'autres détenues par des unités favorables à l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui soutient les rebelles.

De violents affrontements entre les Houthis et des combattants favorables au président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi sont aussi rapportés à Aden.

Ces frappes aériennes surviennent deux jours après que le gouvernement saoudien eut annoncé que la phase « intensive » des frappes était terminée, tout en se réservant la possibilité d'intervenir en cas de nouvelles menaces des rebelles.

« Lorsque les Houthis feront un geste agressif, il y aura une réponse », a réitéré mercredi l'ambassadeur saoudien aux États-Unis, Adel Al-Joubeir. « Nous continuerons d'employer la force pour les empêcher de prendre le Yémen par des actions agressives ».

Selon lui, les forces houthies convergeaient mercredi vers Aden « depuis trois endroits différents » et étaient en mesure de l'atteindre « d'ici quelques heures ».

Par ailleurs, le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et son chef d'état-major, le général Raheel Sarif, sont en Arabie saoudite jeudi pour y rencontrer le roi Salman. Selon Associated Press, les deux hommes plaideraient en faveur d'une négociation politique dans le conflit en cours.

Le Pakistan soutient la coalition menée par l'Arabie saoudite, mais ne participe pas concrètement à l'effort de guerre.

Les Houthis considèrent la fin des frappes aériennes comme une condition sine qua non pour une reprise des négociations.

« Après un arrêt complet de l'agression contre le Yémen et la levée du blocus (aérien et maritime), nous exigeons la reprise du dialogue politique là où il s'était arrêté [...] sous le parrainage des Nations unies », a déclaré leur porte-parole, Mohammed Abdelsalam, dans un communiqué.

M. Abdelsalam a aussi salué les « efforts positifs » des Nations unies et leur « soutien déclaré au dialogue national ». L'Arabie saoudite et ses alliés semblent plutôt préférer un processus régional.

Depuis quelques jours, des organisations internationales dénoncent le coût humain des raids. Selon un bilan fourni la semaine dernière par l'Organisation mondiale de la santé, la guerre a fait 944 morts et 3487 blessés - civils et militaires - depuis le 19 mars.