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22/04/2015 23:21 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Japon: deux membres du gouvernement Abe visitent le sanctuaire Yasukuni

Deux membres du gouvernement du Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe se sont rendus jeudi matin au sanctuaire Yasukuni à Tokyo, perçu par la Chine et la Corée du Sud comme un symbole du passé militariste du Japon.

Eriko Yamatani, la présidente de la Commission nationale de la sécurité publique, qui a rang de ministre, a effectué le pèlerinage en début de matinée, justifiant son geste par la "volonté de rendre hommage à ceux qui se sont battus et sacrifiés pour leur pays".

Elle a été suivie à la mi-journée par une autre ministre, Haruko Arimura, chargée notamment des questions féminines au sein du cabinet, selon les médias locaux.

Mercredi, une centaine de députés et sénateurs japonais, appartenant à différents partis, avaient fait de même à l'occasion du festival de Printemps dans ce lieu de culte shintoïste où sont honorés 2,5 millions de morts pour la patrie, mais où sont aussi enregistrés les noms de 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.

La visite de cette délégation parlementaire, ainsi qu'une offrande symbolique faite la veille par M. Abe au même sanctuaire, a entraîné des condamnations de la Chine et de la Corée du Sud.

La visite de Mme Yamatani est susceptible de soulever de nouvelles protestations de Pékin et Séoul, quelques heures seulement après un bref sommet entre le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe en Indonésie, rencontre visant à réchauffer les relations entre les deux voisins brouillés par des querelles historiques et territoriales.

Il s'agissait de la deuxième entrevue, qui a duré une demi-heure, depuis le retour au pouvoir du conservateur Shinzo Abe fin 2012, alors que les relations bilatérales étaient alors au plus mal.

M. Abe avait visité le sanctuaire Yasukuni en décembre 2013 pour fêter l'anniversaire de son retour au pouvoir, ce qu'aucun chef de gouvernement japonais n'avait osé depuis 2006, à la grande colère des Chinois et des Coréens.

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