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23/04/2015 07:21 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

GB: le déficit diminue mais la dette augmente, avant les élections

Le déficit public du Royaume-Uni a baissé mais sa dette a augmenté pendant l'année budgétaire écoulée, a annoncé mercredi l'Office des statistiques nationales (ONS), à deux semaines d'élections législatives avant lesquelles les principaux partis promettent la rigueur.

Lors de l'exercice budgétaire d'avril 2014 à mars 2015, le déficit public britannique a diminué de 11,1 milliards de livres pour s'établir à 87,3 milliards de livres (121,8 milliards d'euros au taux de change actuel), soit l'équivalent de 4,8% du produit intérieur brut (PIB).

L'institut a précisé que pendant l'année calendaire 2014, le déficit public avait atteint 5,7% du PIB britannique en données "Maastricht", c'est-à-dire comparables avec les autres pays de l'Union européenne. La même année, la France a enregistré un déficit public de 4% du PIB, tandis que l'Allemagne a dégagé un excédent budgétaire de 0,7% du PIB, d'après Eurostat.

Lors de l'année budgétaire écoulée, la dette cumulée du Royaume-Uni a en revanche augmenté de 82,2 milliards de livres, à 1.484,3 milliards de livres (2.070 milliards d'euros), soit 80,4% du PIB.

La baisse du déficit public constitue une bonne nouvelle pour le gouvernement du conservateur David Cameron, à deux semaines des élections législatives du 7 mai qui s'annoncent très serrées avec les travaillistes d'Ed Miliband.

Le déséquilibre des comptes publics a été divisé par plus de deux par rapport à celui de 2009-2010, année du dernier budget concocté sous l'égide du Premier ministre travailliste Gordon Brown, dont le gouvernement avait lancé des dépenses massives pour stabiliser l'économie éprouvée par la crise financière internationale.

Mais les conservateurs n'ont en revanche pu tenir leur promesse, faite à leur arrivée aux commandes en mai 2010, de parvenir à l'équilibre budgétaire d'ici aux élections suivantes.

Ils soulignent néanmoins que leur politique d'austérité a porté ses fruits en remettant l'économie britannique sur les bons rails et insistent sur le retour de la croissance (2,8% en 2014) et la chute du chômage (5,6% à fin février).

Les travaillistes affirment au contraire que le revenu du travailleur moyen a chuté de 1.600 livres par an (2.200 euros), à cause d'un quasi gel des salaires, et que nombre des emplois créés correspondent à de petits boulots mal payés.

En cas de victoire électorale, les "Tories" de M. Cameron promettent de dégager un excédent dès l'année budgétaire 2018-2019 tandis que le "Labour" de M. Miliband espère y parvenir "dès que possible lors de la prochaine législature".

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