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23/04/2015 17:20 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Élise Béliveau, nouvelle « marraine » du CH

En levant avec émotion les bras au ciel pour remercier la foule de l'hommage réservé à son défunt mari, Jean Béliveau, au Centre Bell en décembre dernier, elle a touché des centaines de milliers d'amateurs de hockey québécois. Si elle croyait retourner dans l'ombre à la suite de ce touchant moment, voilà que l'attention a de nouveau été portée vers elle cette semaine dans l'enceinte du Canadien de Montréal.

Récompensé de la première étoile lors du troisième match de la série opposant le Tricolore aux Sénateurs d'Ottawa, le flamboyant défenseur P.K. Subban a confié à la foule après la rencontre avoir reçu l'appui d'Élise Béliveau. Subban, qui avait été expulsé de la rencontre précédente, a raconté qu'elle lui avait dit qu'il serait meilleur à son prochain match.

« Je l'ai rencontré dans le corridor, il était tout habillé de la tête aux pieds, le chapeau, et il était de mauvaise humeur. J'ai marché vers lui, et là, quand je suis arrivée à côté, j'ai mis la main sur son épaule et je lui ai dit : " Fais-toi en pas, ce soir, c'est pas grave. Tu vas voir, la prochaine partie, ça va bien aller" », a raconté Élise Béliveau à Anne-Marie Dussault.

« Comme de fait, le match suivant, il a tellement bien joué! », a souligné celle qui portait fièrement le chandail du numéro 76 lors de cette rencontre.

Cette petite femme inspirerait donc les joueurs par sa force et son courage. D'ailleurs, toute cette attention touche Mme Béliveau, une femme habituée à vivre dans l'ombre de son mari. Un grand homme qu'elle a marié le 27 juin 1953, et qui lui manque toujours beaucoup. Près de 5 mois après le décès de son mari, elle est toujours aussi émue devant les images du grand Jean tenant le flambeau qui sont présentées en avant-match des séries de fin de saison.

Pacioretty dans les traces de Béliveau?

Élise Couture (son nom de jeune fille) affirme qu'avant de rencontrer Jean Béliveau, elle ne connaissait rien au hockey. Mais elle apprécie maintenant beaucoup le sport et suit assidûment les Canadiens.

Si elle a depuis longtemps pris P.K. Subban en affection, Élise Béliveau reconnaît en Max Pacioretty certaines des qualités de l'homme avec qui elle a partagé sa vie. Elle le verrait bien capitaine de la formation montréalaise.

« Il a à peu près le même caractère que Jean, la même façon de penser. Les gens vont à lui et il est toujours plaisant, il a toujours un beau sourire pour tout le monde, il prend le temps de s'occuper des gens », croit-elle.

Si elle est modeste quant à l'influence qu'elle pense pouvoir avoir sur les joueurs, Élise Béliveau dit que le Canadien est comme une grande famille et que les joueurs sont toujours tous très gentils avec elle. Elle croit d'ailleurs que toute cette attention dirigée vers elle devrait s'estomper après les présentes séries éliminatoires.

Mais elle sera là, vendredi soir, pour le cinquième match de la série, fidèle au poste dans son siège. Avis aux partisans : elle y sera avec sa fille Hélène et les statistiques veulent que lorsqu'elles assistent à un match ensemble, les Canadiens gagnent toujours.