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23/04/2015 03:53 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Cellulaire au volant : l'infraction passe à 4 points d'inaptitude

Les irréductibles du cellulaire au volant s'exposent à des sanctions plus sévères à compter d'aujourd'hui. Québec fait passer de trois à quatre le nombre de points d'inaptitude pour les contrevenants qui parlent ou qui textent au volant.

Les points d'inaptitude sont accompagnés d'une amende de 80 à 100 $.

Le ministre des Transports, Robert Poëti, a constaté que les messages de sensibilisation aux dangers liés à l'utilisation des cellulaires au volant avaient atteint leur limite et qu'un resserrement des sanctions s'imposait. Le ministre précise que l'envoi de messages textes n'était pas aussi répandu lors de l'élaboration de la loi en 2008.

Les textos au volant sont devenus un enjeu de sécurité, selon des données de la SAAQ qui précise que de texter en conduisant augmente le risque d'accident parce que le conducteur quitte la route des yeux de 4 à 6 secondes. À une vitesse de 90 km/h, c'est comme traverser un terrain de football les yeux fermés.

L'augmentation du nombre de points d'inaptitude aura un impact important sur les détenteurs de permis probatoires. Ces derniers verront leur permis suspendu dès la première infraction puisqu'ils ne peuvent accumuler plus de quatre points d'inaptitude.

L'utilisation du téléphone cellulaire au volant est interdite depuis 2008, mais le nombre de conducteurs contrevenant à cet article du Code de la route est en hausse constante. Le nombre d'infractions est passé de 42 000 à 66 000 de 2009 à 2013.