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23/04/2015 09:04 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

C1 - Real Madrid: "Chicharito", larmes de joie pour le joker

Des larmes au goût de délivrance: sur ce même banc de touche où "Chicharito" Hernandez a longtemps patienté cette saison, le joker mexicain du Real Madrid a pleuré de joie mercredi après son but contre l'Atletico (1-0), synonyme de demi-finale de Ligue des champions.

Habituel remplaçant dans l'ombre du trio offensif "BBC" (Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo), Javier Hernandez a saisi sa chance à l'heure où le Real était diminué par les blessures. Et par son but à la 88e minute sur un service de Ronaldo, il a rejeté derrière lui plusieurs mois de doute et de frustration.

Il fallait voir l'émotion de l'attaquant, remplacé dans le temps additionnel et revenu s'asseoir en bord de terrain: il a fondu en larmes sur l'épaule du gardien costaricien Keylor Navas, autre habitué du banc de touche.

"J'étais très ému et particulièrement à côté de Keylor, parce que nous avons la même culture, celle de pays voisins", a expliqué "Chicharito" après la rencontre. "Nous avons vécu des moments forts ensemble et nous nous sommes serré les coudes, en étant proches et en nous soutenant moralement."

Ce but, son premier en C1 cette saison, est l'un des plus importants de la carrière du petit attaquant (1,75 m, 71 kg) prêté pour un an par Manchester United l'été dernier.

Non seulement ce but a délivré le stade Santiago-Bernabeu face à la rude défense de l'Atletico (0-0 à l'aller), mais il a aussi libéré Javier Hernandez.

- Ancelotti: 'Il n'a jamais baissé les bras' -

Lors de sa signature au Real, l'international mexicain (26 ans, 72 sélections) avait une chance inespérée de relancer sa carrière, au point mort à Manchester. Mais il a peiné à doubler Karim Benzema ou Gareth Bale dans la hiérarchie offensive et il s'est contenté de miettes: sept titularisations seulement, pour six buts.

Les récentes blessures du Français et du Gallois ont néanmoins rebattu les cartes pour "Chicharito": sur ses trois derniers matches, il a signé une passe décisive et deux buts, dont celui de mercredi, si précieux.

"C'est moi qui ai marqué mais ce but appartient à tout le monde, ceux qui ont eu confiance en moi, mes équipiers, ma famille", s'est réjoui le Mexicain, qui a retrouvé ces derniers temps une stabilité émotionnelle en officialisant sa relation avec une journaliste de la télévision espagnole.

"Ma famille et mes proches m'avaient dit d'être patient, de continuer à travailler parce que tôt ou tard, les opportunités arriveraient. Et elles sont arrivées", a-t-il poursuivi.

Plusieurs de ses équipiers ont d'ailleurs salué mercredi le professionnalisme de "Chicharito", travailleur malgré son faible temps de jeu.

Et l'entraîneur Carlo Ancelotti s'est joint à l'éloge: "Il a beaucoup souffert cette saison, en jouant très peu, mais il mérite ce but très important pour nous. Il n'a jamais baissé les bras dans ces moments difficiles et cela a payé", a conclu l'Italien.

Désormais, il reste un peu plus d'un mois à "Chicharito" pour infléchir le cours de son histoire au Real. Et, peut-être, pour obtenir l'été prochain de rester au Santiago-Bernabeu, ce stade qui a scandé son nom mercredi soir jusqu'à lui faire monter les larmes aux yeux.

jed/chc