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23/04/2015 12:55 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

"Baleine de Londres" : la justice espagnole refuse d'extrader un trader vers les Etats-Unis

La justice espagnole a rejeté la demande d'extradition américaine visant l'ex-trader de JPMorgan, Javier Martin-Artajo, poursuivi aux Etats-Unis pour d'énormes pertes dans l'affaire dite de la "baleine de Londres", a annoncé jeudi une source judiciaire.

L'Audience nationale espagnole a rejeté la demande américaine, retenant les arguments de cet ancien cadre espagnol de la banque américaine JPMorgan, qui dirigeait la stratégie de courtage d'un service d'investissement de JPMorgan à Londres.

M. Martin-Artajo avait avancé que les faits s'étaient produits à Londres et non aux Etats-Unis, et fait valoir sa nationalité espagnole pour refuser l'extradition, autant d'arguments repris par l'Audience nationale dans un arrêt rendu public jeudi.

Cette décision peut encore faire l'objet d'un recours.

Javier Martin-Artajo et le Français Julien Grout, un de ses subordonnés, avaient été inculpés en 2013 aux Etats-Unis, où ils sont accusés d'avoir masqué des pertes de 6,2 milliards de dollars dans des dérivés risqués de crédits européens en 2012.

Leur ancien collègue Bruno Iksil, surnommé la "baleine de Londres" pour l'ampleur des pertes qu'il a provoquées, a échappé aux poursuites aux termes d'un accord passé avec les autorités américaines prévoyant son entière coopération.

Ce scandale, ajouté à d'autres, a fortement terni la réputation de JPMorgan, qui avait jusque-là plutôt mieux résisté que ses concurrentes à la crise financière. La banque a malgré tout dégagé un bénéfice net annuel 2014 de 21,8 milliards de dollars.

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