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22/04/2015 23:09 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Australie: un centre islamique ferme ses portes

Un centre islamique australien dont le nom a été associé à celui de plusieurs hommes soupçonnés de visées terroristes a fermé ses portes jeudi, se disant victime de harcèlement et d'une campagne malhonnête.

Le centre islamique Al-Furqan de Melbourne s'est retrouvé sous les feux des projecteurs après l'arrestation le weekend dernier de cinq jeunes soupçonnés de projeter de commettre des "actes terroristes" le 25 avril, journée nationale de commémoration des morts en temps de guerre.

Le "centre Al-Furqan et un certain nombre d'autres centres à travers l'Australie ont attiré notre attention", avait alors expliqué la police.

Deux des interpellés, Sevdet Besim et Harun Causevic, ont été inculpés de conspiration en vue de commettre un acte terroriste. Un autre jeune homme risque d'être poursuivi pour détention d'armes. Les deux derniers interpellés ont été relâchés en attendant de nouvelles investigations.

Les suspects sont des connaissances de Numam Haider, abattu par la police après avoir blessé à coups de couteau deux policiers en septembre dernier, selon la police. Haider s'était rendu au Centre al-Furqan.

"Ce communiqué annonce que le centre islamique Al-Furqan cesse ses activités et ferme ses portes, avec effet immédiat", pouvait-on lire sur le site internet de l'organisation dirigée par le religieux Harun Mehicevic. "Compte-tenu du harcèlement perpétuel, des pressions et des fausses accusations portées contre le centre, en particulier par les médias et les politiques, nous pensons que c'est la meilleure chose à faire".

Al-Furqan avait pris ses distances avec les jeunes interpellés, déclarant qu'il n'y avait aucun rapport entre le centre et ces arrestations.

La presse locale avait rapporté que Neil Prakash, un Australien qui mène en Syrie une campagne de recrutement pour l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), était un familier du centre avant son départ d'Australie en 2013.

L'Anzac Day, du nom de l'Australia and New Zealand Army Corps, célébré le 25 avril, commémore la sanglante bataille de Gallipoli (Dardanelles) entre les Australiens et Néo-Zélandais et l'armée ottomane en 1915, pendant la Première guerre mondiale, et l'engagement des troupes australiennes et néo-zélandaises en France et en Belgique.

L'Australie a relevé en septembre son niveau d'alerte contre le terrorisme, suite en particulier au départ de plus de 100 de ses ressortissants vers l'Irak et la Syrie pour combattre dans les rangs de l'EI.

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