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23/04/2015 16:17 EDT | Actualisé 23/06/2015 01:12 EDT

Aluminerie Alouette veut un meilleur tarif d’Hydro-Québec

Aluminerie Alouette menace de réduire ses investissements à Sept-Îles si Québec n'accepte pas d'abaisser les tarifs d'électricité qui lui sont consentis.

Un texte de Gérald Fillion

Les améliorations technologiques prévues pour les prochaines années pourraient être annulées et la phase 3, qui nécessiterait une injection financière de 2 milliards de dollars, pourrait être abandonnée.

Le PDG d'Aluminerie Alouette veut une entente rapidement après une année de négociations avec le gouvernement du Québec. En entrevue à l'émission RDI Économie, Claude Boulanger a dit souhaiter « une entente avant le début de l'été ».

Le tarif consenti à Alouette est de 4,8 cents/kWh, affirme Claude Boulanger, alors que celui concédé à Alcoa serait de moins de 3 ¢/kWh à la suite d'une entente conclue en 2014 pour l'usine de Deschambault.

« Le temps presse, selon le patron d'Alouette. Chaque jour qui passe, je paie mon électricité plus cher, je suis moins rentable et ça peut affecter mes investissements du futur. [...] Ce que je demande au gouvernement, c'est de prendre notre cas au sérieux, de s'assurer d'être équitable envers toutes les entreprises de l'aluminium et qu'on puisse, nous, continuer de pérenniser nos installations, d'assurer une vitalité économique de la région de Sept-Îles. »

Alouette ne menace pas de supprimer des emplois parmi ses 1000 travailleurs. « On n'est pas encore dans cette façon de faire là », affirme Claude Boulanger.