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22/04/2015 09:19 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Zimbabwe : la justice européenne confirme le bien-fondé des sanctions

La justice européenne a confirmé mercredi le bien-fondé de sanctions ayant visé le procureur général du Zimbabwe et quelque 120 autres personnalités et sociétés liées au régime de Robert Mugabe.

Pour protester contre la violence politique et les atteintes aux droits de l'homme, l'UE avait imposé en 2002 des sanctions ciblées à des personnalités du régime, interdites de visa pour l'UE et dont les avoirs étaient gelés en Europe.

Ces mesures ont été prorogées à plusieurs reprises et la liste des personnes et entités visées régulièrement modifiée, avant d'être réduite de manière draconienne en 2013 dans le cadre d'une amorce de normalisation entre l'UE et Harare.

Johannes Tomana, procureur général du Zimbabwe, 109 autres personnes, notamment des hauts-fonctionnaires et des cadres de l'armée ou de la police, et 11 sociétés avaient réclamé en 2012 l'annulation de leur inscription sur la liste noire de l'UE.

Entretemps, ils ont en été rayés, l'UE concentrant ses sanctions sur le couple Mugabe. Si la justice leur avait donné raison, ils auraient pu réclamer des dédommagements pour leur mise au ban.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté leurs recours. Il a expliqué les sanctions prises contre eux à l'époque par des "agissements allégués qui s'inscrivaient dans la stratégie d'intimidation et de violation systématique des droits fondamentaux du peuple zimbabwéen".

Les 28 maintiennent toujours l'inscription sur leur liste noire de Robert Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance de son pays en 1980, et de son épouse. Mais l'UE a indiqué que l président, âgé de 91 ans, pourrait malgré tout se rendre dans l'Union européenne s'il y voyageait pour représenter l'Union africaine, dont il a pris la présidence en février.

jlb/cb