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22/04/2015 11:05 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Yémen: les rebelles exigent l'arrêt des raids, des pourparlers parrainés par l'ONU (porte-parole)

La rébellion chiite au Yémen a exigé mercredi l'arrêt total des raids aériens de la coalition, ainsi que des pourparlers parrainés par l'ONU, dans sa première réaction à l'annonce par l'Arabie saoudite de la fin de la 1ère phase de l'intervention dans ce pays.

"Après un arrêt complet de l'agression contre le Yémen et la levée du blocus (aérien et maritime), nous exigeons la reprise du dialogue politique, là où il s'était arrêté (...), sous le parrainage des Nations unies", a déclaré Mohammed Abdelsalam, porte-parole des rebelles Houthis, dans un communiqué.

Mardi soir, l'Arabie saoudite avait annoncé la fin de la campagne aérienne intensive qu'elle menait depuis le 26 mars à la tête d'une coalition de neuf pays arabes, décidée à stopper les avancées des Houthis et de leurs alliés à travers le Yémen.

Ryad a déclaré l'ouverture d'une nouvelle phase politique et humanitaire, tout en se réservant le droit de mener de nouvelles frappes si des mouvements rebelles se faisaient menaçants.

Ce fut le cas mercredi, notamment dans la région de Taëz (sud-ouest), où des avions de la coalition ont bombardé à plusieurs reprises des positions rebelles.

Le communiqué des Houthis a salué "les efforts positifs" des Nations unies et leur "soutien déclaré au dialogue national".

Les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, se sont réjouis en privé de la démission plus tôt ce mois-ci du médiateur de l'ONU Jamal Benomar, à propos duquel ils ont affirmé qu'il avait été dupé par les Houthis qui menaient des pourparlers avec lui, tout en progressant militairement sur le terrain.

Plus tôt mercredi, l'ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis, avait favorablement accueilli les annonces de la coalition à Ryad.

"De même que la décision de déclencher les attaques et l'agression (contre le Yémen) avait été dénoncée, celle d'arrêter les attaques et de mettre fin à l'agression est la bienvenue", a déclaré M. Saleh, cité par son parti.

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