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22/04/2015 04:18 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Yémen: l'Iran dit avoir agi "dès les premières heures" pour l'arrêt des frappes

L'Iran a affirmé mercredi avoir entamé des consultations régionales "dès les premières heures" des frappes au Yémen pour tenter de négocier la fin "inévitable" de ces opération aériennes, annoncée mardi par la coalition arabe.

"Dès les premières heures de ces frappes (le 26 mars), (l'Iran) a commencé ses propres mouvements politiques, ses consultations bilatérales et multilatérales avec des pays de la région au niveau diplomatique", a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham.

"Nous étions contre cette action militaire, nous jugions que la solution au Yémen viendrait de la négociation", a-t-elle ajouté.

L'annonce mardi soir de la fin des frappes aériennes de la coalition arabe menée par Ryad contre les rebelles chiites et leurs alliés, accusés d'être soutenus par l'Iran, "était inévitable pour les analystes qui suivent les évènements" au Yémen, a souligné Mme Afkham.

Téhéran avait salué cette annonce, estimant que c'était un "pas en avant" vers une solution pacifique au conflit qui oppose la rébellion, qui a pris le contrôle d'une partie du Yémen, et les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie saoudite.

L'Iran, puissance chiite rivale de l'Arabie saoudite sunnite, est accusé d'armer les rebelles, ce que Téhéran dément, assurant n'avoir fourni qu'une aide humanitaire.

Le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarifavait avait souligné la semaine dernière que son pays était prêt à user de son influence afin de parvenir à l'arrêt des raids aériens au Yémen.

M. Zarif s'est rendu à Oman et au Pakistan, deux pays proches de Ryad qui ne participent pas à la coalition. L'Iran a également tenté de convaincre le président turc Recep Tayyip Erdogan lors de sa visite à Téhéran début avril, alors qu'Ankara soutenait la coalition arabe sans participation directe.

L'Iran a également présenté à l'ONU un plan visant à pacifier le Yémen, qui prévoit une trêve suivie de négociations entre toutes les parties facilitées par des médiateurs extérieurs.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, s'est pour sa part interrogé sur les objectifs atteints par Ryad avec ces frappes.

"Que s'est-il passé en 27 jours, excepté que plus de 1.000 personnes sont mortes, des milliers ont été blessées, des infrastructures ont été détruites et (la rébellion et ses alliés) ont pris le contrôle de plusieurs provinces", a-t-il dit, cité par l'agence Fars.

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