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22/04/2015 05:34 EDT | Actualisé 22/06/2015 05:12 EDT

L'homme qui a tenté d'assassiner Ronald Reagan ne sera pas libéré

ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Nov. 18, 2003 file photo, John Hinckley Jr. arrives at U.S. District Court in Washington. Hinckley, who shot President Ronald Reagan in 1981 has behaved well over the past year when he's been freed from a Washington mental hospital to visit his mother in Virginia, according to U.S. Secret Service reports. (AP Photo/Evan Vucci, File)

L'homme qui a tenté d'assassiner le président américain Ronald Reagan en 1981 n'est pas apte à être libéré de l'hôpital psychiatrique, a indiqué mercredi un avocat du gouvernement américain devant un tribunal examinant l'opportunité de libérer John Hinckley.

Malgré une apparente amélioration progressive de sa santé mentale au fil des ans, "le temps n'est pas venu de lâcher les rênes", estimé l'avocate du gouvernement Colleen Kennedy, au premier jour d'une audience qui devrait en durer au moins trois.

L'homme de 59 ans est interné à l'hôpital psychiatrique St. Elizabeth's, dans la capitale fédérale Washington, depuis plus de trente ans.

John Hinckley avait tenté d'assassiner le président américain Ronald Reagan à la sortie de l'hôtel Hilton de Washington le 30 mars 1981, et avait atteint trois autres personnes. Le tireur avait déclaré vouloir impressionner l'actrice Jodie Foster.

Lors de son procès en 1982, il avait été déclaré non coupable car pénalement irresponsable et interné à St. Elizabeth, d'où il a le droit de sortir 17 jours par mois et sous conditions pour rendre visite à sa mère en Virginie.

Le juge fédéral Paul Friedman a précisé que le tribunal allait décider s'il était prêt à "faire la transition pour devenir un patient externe" et "si M. Hinckley peut s'intégrer dans la communauté".

Mais pour le gouvernement fédéral, les actes de M. Hinckley continuent à être inquiétants, ce qui devrait dissuader toute levée des restrictions à ses mouvements.

Mme Kennedy a mentionné du "harcèlement", l'envoi de lettres aux tueurs en série Ted Bundy et Charles Manson, ainsi que des "infractions" dans les itinéraires qui lui sont normalement autorisés lors de ses déplacements.

Hinckley voudrait pouvoir résider à plein temps au domicile de sa mère à Williamsburg, en Virginie, à environ 240 km au sud de Washington.

D'après ses avocats, il a une petite-amie et occupe un emploi bénévole à temps partiel de jardinier à Williamsburg, qu'il espère pouvoir transformer en travail rémunérateur dans un proche avenir.

Son avocat Barry Levine a souligné que son client s'ajustait bien au monde extérieur et qu'il connaissait "une rémission complète et stabilisée depuis plus de vingt ans" de sa psychose et de sa dépression.

"Il n'y a pas eu une once de comportement dangereux" de sa part, a relevé M. Levine, évoquant un bilan "impeccable" de son client qui n'a jamais tenté de s'évader ni de se suicider en trente ans.

"Il est cliniquement prêt pour la prochaine étape", a poursuivi M. Levine.

Mais pour l'avocate du gouvernement, les plans de sa famille pour superviser ses activités sont "inadéquats" et "manquent de structure", mettant potentiellement en danger ses voisins. Autre inquiétude: le financement de son traitement médical qui coûte entre 5000 et 10 000 dollars par mois.

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