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22/04/2015 15:57 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Syrie: plusieurs bombardements font une trentaine de morts à Damas et au nord

BEYROUTH - Le gouvernement syrien a bombardé mercredi des banlieues de Damas contrôlées par les rebelles ainsi qu'une ville du nord du pays et les villages environnants contrôlés par l’organisation État islamique (ÉI), tuant au moins 32 personnes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).L'organisation basée en Grande-Bretagne a affirmé que les bombardements aériens sur un hôpital de la ville de Dayr Hafir, de même que sur les villages environnants dans la province d'Alep, avaient causé la mort d'au moins 15 personnes — dont du personnel médical, des femmes et des enfants — et en avaient blessé au moins 40 autres. L'OSDH prévoit que ces chiffres augmenteront prochainement.Le militant Abou al-Hassan Marea, qui habite près de Dayr Hafir, a déclaré à l'Associated Press que le bilan était d'au moins 21 morts, alors que le Centre des médias d'Alep l'évalue plutôt à 23 morts, principalement des civils. M. Marea et l'organisation Comité local de coordination en Syrie ont également fait état d'un bombardement dans un village voisin, aussi contrôlé par l'ÉI, qui a fait sept morts. L'OSDH fait quant à lui état de six victimes civiles.Les différences de bilans sont coutumières dans le chaos immédiat suivant un attentat en Syrie.Du côté d'Alep, elle a été divisée en différentes zones contrôlées soit par le gouvernement soit par une panoplie de groupes rebelles depuis l'offensive de l'opposition à la mi-2012. Cette région, stratégique à cause de sa proximité avec la frontière turque, a longtemps été sous le contrôle des rebelles syriens. Depuis quelques mois, l'ÉI y effectue toutefois des avancées.Mercredi, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a aussi fait état de bombardements aériens ayant coûté la vie à 11 personnes, dont deux femmes, et blessé plusieurs personnes, dans des secteurs rebelles des banlieues de Damas.Le Comité local de coordination a lui aussi dénombré 11 morts, dont deux femmes, à Harasta et Douma, aux abords de la capitale.