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22/04/2015 15:19 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Russie: l'incident au cosmodrome impliquait un missile sol-air, non pas une fusée (agences)

L'incident survenu mercredi au cosmodrome de Plessetsk dans le nord de la Russie impliquait un missile sol-air, testé par un producteur d'armes russe, et non pas une fusée, ont rapporté les agences de presse russes.

Le groupe Almaz-Antey, principal constructeur russe de systèmes de défense antiaérienne, "a effectué le 22 avril un test visant à donner une appréciation à la maniabilité d'un missile modernisé du système de missiles sol-air Anteï-2500", a indiqué son porte-parole, cité par les agences.

Le lancement a été effectué "dans les intérêts de futures livraisons destinées à l'exportation", selon la même source.

Les Anteï-2500 sont une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300, que la Russie avait notamment proposé en février de livrer à l'Iran.

Après le lancement, le missile "s'est dévié de sa trajectoire et s'est autodétruit", a précisé le porte-parole du groupe Almaz-Antey.

"Les éléments du missile sont retombés sur le territoire du cosmodrome, sans dépasser la zone de sécurité", a-t-il ajouté.

"Les essais seront poursuivis", a encore déclaré le porte-parole.

Un haut responsable des autorités de la région d'Arkhangelsk, où se situe le cosmodrome de Plessetsk, avait auparavant déclaré à l'AFP qu'une fusée expérimentale s'y était écrasée dans une zone inhabitée, sans faire de victime ni dégâts.

Le gouvernement régional a confirmé l'incident, expliquant qu'il s'était produit vers 08H00 GMT à sept kilomètres du terrain de lancement, sur le territoire du cosmodrome, sans toutefois préciser le type de l'appareil.

Aucun détail n'a été donné jusqu'ici par les autorités russes, et les responsables du cosmodrome de Plessetsk n'ont pas souhaité confirmer l'accident à l'AFP.

La Russie a mis fin la semaine dernière à l'interdiction de livrer ses batteries antiaériennes S-300 à l'Iran, estimant que l'accord-cadre signé à Lausanne entre les grandes puissances et la République islamique sur le nucléaire iranien le permettait sans attendre une éventuelle levée des sanctions.

Peu après cette annonce, le ministre de la Défense iranien, Hossein Dehghan, a déclaré lors d'une visite à Moscou que l'Iran allait recevoir une version perfectionnée du système S-300, tout en précisant que Téhéran devait l'étudier "du point de vue technique" et "voir les résultats des tests" effectués actuellement.

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