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22/04/2015 10:20 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Québec veut des « vrais contrats » pour la Davie

Le gouvernement Couillard se dit déçu que le budget fédéral présenté mardi ne fasse nulle part mention du chantier Davie. Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, demande de « vrais contrats » de construction navale pour Lévis, pas « des miettes ».

Québec fait valoir que le tour de Chantier Davie est venu, d'autant plus qu'Ottawa annonce une hausse de 3 % du budget de la Défense nationale.

« Les chantiers qui sont dans les provinces maritimes sont occupés pour les prochains 20 ans avec les batteries de navires de combat. Il reste une place où il se fait de la construction navale, c'est à Québec, avec une expertise qui est plus que centenaire. Il faut notre part là-dedans », affirme le ministre Jacques Daoust au lendemain du dépôt du budget Oliver.

Le gouvernement québécois espère que le chantier de Lévis décrochera le contrat pour le remplacement de deux navires de ravitaillement de la Marine canadienne, le Protector et le Preserver.

Le gouvernement du Québec, qui a déjà fait des représentations dans le dossier, compte maintenant sur l'appui des députés fédéraux québécois pour faire valoir l'expertise de Lévis.

De bon augure

Le président du syndicat des travailleurs de Chantier Davie croit aussi que l'augmentation du budget de la Défense nationale est de bon augure. « S'ils augmentent le budget de la Défense, c'est qu'il y aurait quelque chose », estime Gaétan Sergerie.

Mais il croit que si les conservateurs ont une annonce à faire, ils attendront la prochaine campagne électorale 

Chantier Davie embauche actuellement plus de 1000 employés. Les travailleurs complètent deux contrats pour Cecon et ont entrepris la construction de deux traversiers pour la Société des traversiers du Québec.

Selon Gaétan Sergerie, si Davie obtient le contrat des ravitailleurs, le nombre d'employés pourrait grimper jusqu'à 1500 employés sur le chantier.