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22/04/2015 09:56 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Grèce : la BCE relève d'un milliard et demi d'euros le plafond de l'aide d'urgence aux banques

La Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi, d'un milliard et demi d'euros, le plafond de son financement d'urgence (ELA) des banques grecques, qui passe ainsi à 75,5 milliards d'euros, a-t-on appris de source bancaire grecque.

La BCE, qui révise chaque semaine désormais le montant alloué, aide par ce seul biais les banques grecques depuis début février.

Compte-tenu des sommes inutilisées jusqu'ici, celles-ci ont à leur disposition 2,9 milliards d'euros pour la semaine à venir, contre quatre milliards la semaine passée, a précisé cette source, ce qui semble montrer une hausse du recours à l'ELA.

Auparavant, les banques pouvaient obtenir de l'argent en apportant en garantie les obligations de l'Etat grec qu'elles détiennent. Ces obligations n'ayant pas la qualité de crédit minimum qu'accepte normalement la BCE, celle-ci faisait donc bénéficier les banques grecques d'une exception.

Mais cette exception a pris fin peu après l'arrivée au pouvoir du gouvernement de gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras en raison de la volonté qu'il manifestait alors de s'affranchir du programme de sauvetage européen en cours.

Les banques grecques ont un sérieux besoin de liquidités depuis le début de la séquence électorale qui a porté Syriza au pouvoir fin janvier. De début décembre à fin février, ménages et entreprises grecs ont retiré quelque 25 milliards d'euros de leurs comptes bancaires, et l'hémorragie a continué depuis, quoique au ralenti, selon certains journaux grecs.

Grâce au mécanisme de l'ELA, cette fuite est entièrement gérable, a affirmé mardi Théodore Kalantonis, directeur général des activités de détail d'Eurobank, au cours d'une conférence de l'Association grecque de gestion bancaire (EEDE) à Athènes.

L'agence Bloomberg a affirmé mardi que la BCE réfléchissait à un durcissement des conditions auxquelles elle fournit des liquidités aux banques grecques.

Athènes doit faire valider par ses partenaires une liste de réformes afin de toucher la dernière tranche d'aide, s'élevant à 7,2 milliards d'euros, prévue dans le cadre du programme de soutien à la Grèce, vitale pour faire face à ses obligations de paiement sur sa dette. Mais les négociations avec ses créanciers, UE, BCE et FMI, peinent à aboutir.

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