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22/04/2015 13:52 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Gazprom juge "infondées" les accusations de l'UE d'abus de position dominante (communiqué)

Le géant gazier russe Gazprom a jugé mercredi "infondées" les accusations d'abus de position dominante lancées officiellement par la Commission européenne, assurant "adhérer strictement" aux réglementations en vigueur et agir "en conformité totale avec les standards observés" par le secteur.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté dénoncé des pratiques "inadmissibles" de l'UE face à la Russie sur le dossier énergétique.

"Gazprom considère que les objections présentées par la Commission européenne sont infondées", écrit le groupe public dans un communiqué, soulignant que la procédure européenne est toujours en cours.

"Gazprom adhère strictement à toutes les normes des lois internationales et des législations nationales des pays où il fait des affaires", poursuit-t-il. "Les pratiques de Gazprom sur le marché européen, y compris les principes de fixation des prix, sont en conformité totale avec les standards observés par les autres producteurs et exportateurs de gaz naturel", ajoute le groupe.

Gazprom a dit espérer que ses "droits et intérêts légitimes (...) seront pris en considération" et que l'UE prendra en compte le fait que le groupe est basé hors de la juridiction européenne et assure des fonctions sociales liées à son statut d'entreprise stratégique.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part indiqué dans la soirée espérer un "compromis" entre Gazprom et Bruxelles, tout en précisant que l'Etat russe était prêt à "défendre les intérêts" du géant gazier dont il est "son actionnaire principal".

"Nous espérons que des compromis seront trouvés (...). De tels litiges doivent absolument être réglés au cours de négociations", a déclaré M. Peskov, cité par l'agence de presse publique Ria-Novosti.

Moscou compte sur une "attitude impartiale envers le groupe Gazprom", a-t-il ajouté.

La Commission européenne a présenté officiellement mercredi à Gazprom une "communication des griefs", suite à une enquête ouverte par Bruxelles en août 2012. Il a maintenant 12 semaines pour répondre et peut demander à être entendu afin de présenter ses arguments.

L'UE lui reproche notamment d'avoir "érigé des obstacles artificiels empêchant l'acheminement du gaz de certains pays d'Europe centrale et orientale vers d'autres" pays et cloisonné les marchés du gaz afin de facturer des prix jugés "inéquitables".

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que les contrats en vigueur entre Gazprom et les pays européens "avaient été conclus en pleine conformité avec les législations qui étaient alors en vigueur dans l'Union européenne".

Il a souligné que la législation européenne avait changé ensuite avec l'adoption de règles de concurrence que Moscou conteste de longue date et que Bruxelles voudrait appliquer aux accords signés plus tôt. "C'est absolument inadmissible", a-t-il dénoncé.

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