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22/04/2015 13:02 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

Future force arabe: première réunion des chefs d'état-major au Caire

Les chefs d'état-major des pays de la Ligue arabe ont décidé mercredi de créer un comité chargé d'examiner tous les aspects de la mise sur pied d'une force arabe conjointe pour combattre notamment les jihadistes, et en particulier le groupe Etat islamique (EI).

Les chefs d'Etat de l'organisation panarabe avaient annoncé fin mars lors de leur sommet annuel la création de cette force commune, que l'Egypte réclame avec insistance depuis des mois. La Ligue avait alors donné quatre mois à ses Etats membres pour s'entendre sur sa composition et ses règles d'engagement.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a signifié à plusieurs reprises que l'un des objectifs majeurs était de combattre l'EI, actif en Irak et en Syrie mais aussi dans le Sinaï égyptien et en Libye.

Cette annonce ayant coïncidé avec le début des bombardements de la coalition de neufs pays arabes emmenée par l'Arabie saoudite contre les rebelles chiites au Yémen, les chefs d'Etat avaient assuré que la force serait aussi mise en place pour intervenir dans des conflits au Moyen-Orient en cas de besoin.

La commission rassemblant les chefs d'état-major des pays membres s'est réunie mercredi au siège de la Ligue arabe au Caire sous la présidence du chef d'état-major égyptien Mahmoud Hegazy, en présence de M. Arabi.

Elle a décidé de "créer un comité de haut rang sous la supervision des chefs des armées pour examiner tous les aspects de la question", selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre. "Le comité examinera les mécanismes et budget nécessaires à la création de la force militaire arabe conjointe, ainsi que le cadre légal".

Il n'était pas clair dans l'immédiat quand ce comité serait formé, mais le communiqué précise qu'il devait se réunir dans les prochaines semaines.

"La création d'une Force arabe conjointe n'a en aucun cas pour objectif de former une nouvelle alliance ou armée hostiles à un quelconque pays, mais une force destinée à lutter contre le terrorisme et à maintenir la sécurité, la paix et la stabilité dans la région", a déclaré mercredi M. Arabi dans son discours d'ouverture.

Le général Hegazy a également parlé de la nécessité de "combattre le terrorisme", tout en insistant sur la possibilité d'intervenir dans des conflits internes, comme le fait la coalition arabe au Yémen. "On ne peut pas ignorer les conflits internes et la progression des organisations terroristes dans tel ou tel pays arabe, on a tort de penser que ces conflits n'auront pas de répercussions dans les autres pays arabes", a-t-il martelé.

L'Egypte, le plus peuplé des pays arabes et l'un des mieux armés, s'affiche comme le futur fer de lance de la force arabe si elle voit le jour. Le Caire estime en particulier impératif d'intervenir en Libye contre la branche locale de l'EI qui gagne du terrain. Le 16 février, les avions de combat égyptien ont bombardé les positions de l'EI en Libye après que l'organisation jihadiste y eut décapité 20 coptes égyptiens.

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