NOUVELLES
22/04/2015 06:24 EDT | Actualisé 22/06/2015 01:12 EDT

C1 - Le Bayern a encore des ressources pour viser le triplé

En passant comme un ouragan sur Porto (6-1) en quart de finale retour de Ligue des champions, le Bayern Munich a montré qu'il avait les ressources physiques et mentales pour surmonter les phases les plus critiques et prétendre au triplé C1-championnat-Coupe d'Allemagne, comme en 2013.

"Je suis un homme heureux", a lancé le coach Pep Guardiola après le match, encore sous le coup de l'impressionnante démonstration de force de sa troupe pour renverser la vapeur après la gifle (3-1) du match aller.

En une soirée magique, le Catalan de 44 ans a pris une revanche sur le mauvais sort, qui frappait son effectif à travers l'accumulation des blessures de joueurs-cadres, et sur les sceptiques qui parlaient déjà de crise après le revers à Porto suivi de la démission du médecin historique du club, Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt, en conflit avec lui.

Le géant bavarois a réussi le troisième carton de sa saison européenne, après la fantastique nuit romaine du 21 octobre lorsqu'il avait étrillé l'AS Rome en passant déjà un 5-0 à la pause (7-1 au final), puis celle du 11 mars contre Donetsk (7-0), facilitée par un adversaire réduit à dix dès les premières minutes.

Couvert de louanges en Allemagne, qualifié de "bénédiction pour le Bayern" par son patron Karl-Heinz Rummenigge, Guardiola a été loué jusqu'au Nou Camp où son ancien club, le Barça s'est aussi hissé en demies mardi soir.

"Je suis très heureux que Guardiola soit passé parce que j'aime qu'il arrive de bonnes choses à mes amis. De plus, après que beaucoup de gens l'ont donné pour mort, son équipe marque six buts avec beaucoup d'absents, a souligné Luis Enrique, le nouveau guide du Barça. Cela démontre quel entraîneur il est et quelle équipe est le Bayern".

- Brillant Bernat -

Guardiola avait promis de trouver une solution, un plan pour percer les rideaux défensifs portugais, même avec un groupe diminué depuis plus d'un mois par les blessures.

Et "Pep" a tenu parole pour décrocher sa 6e demi-finale de rang, après les quatre avec le Barça (2009 à 2012) et celle de sa première saison bavaroise l'an dernier.

Contrairement à l'aller, le Bayern ne s'est pas perdu dans une domination stérile. Il a écarté le jeu sur les flancs avec Philipp Lahm à droite et Juan Bernat à gauche, qui ont presque fait oublier l'absence du duo Ribéry-Robben, convalescents et toujours spectateurs.

Devant, la paire Lewandowski-Müller a multiplié les combinaisons pour torturer la défense des "Dragons", récompensée au final de trois buts dont un doublé pour l'avant-centre polonais.

Le petit latéral Bernat a brillé de mille feux, particulièrement durant la première période de folie (5 buts), délivrant le centre parfait repris de la tête par Thiago Alcantara pour mettre le Bayern sur orbite dès le premier quart d'heure.

- Retrouvailles Guardiola-Barça? -

Pour sa sixième apparition cette saison, Thiago, l'homme du but de l'espoir à l'aller, a confirmé être revenu au niveau du talentueux stratège que "Pep" voulait à tout prix dans son effectif bavarois, mais qui avait succombé aux blessures durant près d'un an.

De quoi surprendre même son entraîneur: "après un an de blessure, on ne l'attendait pas aussi vite en top forme. Thiago a de grosses qualités de battant mais c'est surtout quelqu'un qui, dans sa tête, est persuadé que tout est possible".

Le Catalan peut désormais envisager le retour en jeu du meneur d'hommes Bastian Schweinsteiger, réapparu sur le banc mardi, voire de Robben et/ou Ribéry, d'ici les demi-finales pour lesquelles il s'est refusé à tout commentaire sur de possibles retrouvailles avec le Barça.

"On verra le verdict du tirage au sort (vendredi, ndlr), ce n'est pas quelque chose qu'on peut contrôler", a-t-il dit, tourné déjà vers le match de samedi contre le Hertha Berlin où il peut s'assurer son 2e titre national. "Le plus important pour moi", a-t-il souligné.

sg/pgr/gv