DIVERTISSEMENT
15/04/2015 04:16 EDT | Actualisé 16/04/2015 11:49 EDT

«Grease»: l'entière distribution est maintenant connue (VIDÉO)

Jason Roy-Léveillée et Annie Villeneuve seront entourés, entre autres, de Normand Brathwaite, Jean-Marc Couture et Gardy Fury dans Grease, comédie musicale du 33e Festival Juste pour rire, qui sera présentée au Théâtre St-Denis du 17 juin au 25 juillet prochain.

On savait déjà que Jason Roy-Léveillée emprunterait les traits du tombeur Danny Zuko, et Annie Villeneuve, ceux de la belle Sandy. Le reste de la distribution, qui interprétera les T-Birds, les Pink Ladys et autres personnages mythiques de Grease, a été dévoilé mercredi après-midi, au cours d’une répétition devant les médias.

Normand Brathwaite, qui avait été de la production Sister Act l’an dernier, se glissera donc dans la peau de Vince Fontaine, tandis que Jean-Marc Couture, gagnant de Star Académie 2012, incarnera Johnny Casino. Gardy Fury, qui fait un malheur depuis trois ans à Juste pour rire avec ses performances dans Hairspray et Sister Act, sera Teen Angel, et Monik Vincent sera Miss Lynch.

La bande de Danny, les T-Birds, sera formée de Philippe Touzel (Kenickie), Maxime-Olivier Potvin (Doodie), Mathieu Lorain-Dignard (Sonny) et Bryan Audet (Roger). Du côté des Pink Ladys, on retrouvera Joëlle Lanctôt (la «méchante» Betty Rizzo), Isabelle Giroux (Marty), Marie-Ève Perron (Jan) et Gabrielle Fontaine (Frenchy). Éléonore Lagacé (Patty Simcox), Jade Bruneau (Cha-Cha), Dominic Saint-Laurent (Eugene), ainsi que quatre acrobates, complètent l’équipe qui s’éclatera sur scène.

Denise passe le flambeau

On promet que Grease sera un spectacle à grand déploiement, qui repoussera les limites de tout ce qu’on a pu voir au Québec en termes de comédies musicales, avec acrobaties, projections et effets scénographiques à la fine pointe de la technologie. La mise en scène de Grease est signée Andrew Shaver, et Denise Filiatrault agit à titre de conseillère artistique.

La direction de Juste pour rire aurait bien voulu que Denise Filiatrault reprenne ses fonctions à la mise en scène, elle qui était depuis plusieurs années aux commandes du volet comédie musicale du festival, mais la grande dame avait clairement indiqué, l’an dernier, qu’elle passerait le flambeau une fois l’aventure Sister Act terminée, en 2014.

«Je suis fatiguée, je suis fatiguée, a martelé Denise Filiatrault. C’est trop dur, trop gros. Il faut laisser la place aux jeunes! J’ai accepté de faire un compromis, d’être conseillère, d’être là quand ils vont commencer à répéter en salle, pour voir si tout est correct. Mais c’est surtout que Gilbert (Rozon) voulait mon nom sur l’affiche! (rires) On le connaît… Mais le petit (Andrew Shaver) va être très bon. Il n’y a pas de problème. Ça marche déjà très bien, ils ont vendu plein de tickets. Ils ont des bonnes idées, une gang de jeunes talentueux… C’est une comédie musicale! Ce n’est pas compliqué! Il n’y a pas grand-message là-dedans! (rires)»

Mêmes chansons, deux langues

Les journalistes avaient rendez-vous dans un collège montréalais, mercredi, pour assister aux pas de danse du joyeux bataillon d’acteurs-chanteurs-danseurs, deux semaines après le début des répétitions. Charmant clin d’œil à l’histoire de Grease, qui se trame dans une école secondaire des années 1950 et tourne autour de la romance «impossible» entre Sandy, une adolescente discrète, rêveuse et romantique, et Danny, un garçon populaire au blouson de cuir et cheveux ruisselants de gel, chef du clan des T-Birds, un groupe de «durs à cuire». Après un été idyllique dans les bras l’un de l’autre, Sandy et Danny se retrouvent à la même école, mais l’image douce projetée par la demoiselle, versus celle de bourreau des cœurs de monsieur, leur nuira souverainement. Choc des valeurs en vue!

La mouture québécoise de 2015 - rappelons qu’une première adaptation avait été montée en 1998 par le metteur en scène Denis Bouchard, avec Serge Postigo, Marina Orsini et Brigitte Marchand (et Véronic DiCaire en alternance) dans les rôles principaux- amalgamera des éléments de la comédie musicale éponyme de Jim Jacobs et Warren Casey créée à Chicago, puis sur off-Broadway en 1972, et du célèbre film de 1978, réalisé par Randal Kleiser, avec John Travolta et Olivia Newton-John.

«On utilise le texte de la pièce et les chansons du film. Car le film est sorti après la pièce, avec de nouvelles chansons, comme Hopelessly Devoted To You, Sandy, You’re The One That I Want, Grease Is The World, et on ne peut pas faire Grease sans ces chansons-là. Notre spectacle mélangera les deux, avec des éléments nouveaux, pour coller à la réalité de 2015. On veut que ça soit surprenant», a fait valoir Andrew Shaver, qui est reconnu comme l’un des plus prolifiques metteurs en scène canadiens, qui a étudié à Paris et qui travaille autant à Toronto qu’à Montréal. Récemment, le créateur proposait The Graduate, au Centre Segal, et Venus in fur, au Théâtre du Centaur. Il a également fignolé le Sherlock Holmes mettant en vedette Jay Baruchel, en 2013. Andrew Shaver s’est joint à l’organisation de Juste pour rire il y a deux ans, à l’invitation du consultant Pierre Bernard.

Toutes les chansons originales de Grease, que les habitués ont maintes fois écoutées et réécoutées, seront de la production. Par contre, un détail en fera peut-être grincer quelques-uns des dents : certains morceaux ont été traduits en français pour les modeler davantage à la réalité d’ici. Par exemple, la relecture de Summer Nights offerte aux caméras, mercredi, était en français (l’expression «Mais encore» remplaçant le «Tell Me More» en ritournelle), mais celle de You’re The One That I Want, a été déployée en anglais. Un choix qu’Andrew Shaver et son équipe assument pleinement.

«Il y a des chansons qu’on a traduites en français, parce que le spectacle est à Montréal, en français, et il y en a d’autres, des golden tunes, que les artistes veulent chanter en anglais et que, je crois, le public veut entendre en anglais aussi. On a trouvé un équilibre entre les deux langues. On a les droits pour toutes les chansons que les gens connaissent», a signalé Andrew Shaver.

Adeptes depuis toujours

Les interprètes de Grease ont tous été choisis à la suite d’un processus d’auditions.

«Jason a été le premier qu’on a vu en audition, a raconté Andrew Shaver. Il a été formidable, tout comme Annie. Les deux ont fait des auditions de textes, de chant, de danse, et ils ont été parfaits. Ce sont tous des superstars!»

Jason Roy-Léveillée est d’ailleurs familier depuis très longtemps avec l’univers de Grease.

«Ma mère avait la cassette audio de la comédie musicale de 1972, s’est remémoré le comédien. Quand on était en voiture, on écoutait toujours ça. J’ai découvert les chansons quand très jeune et, à 14 ou 15 ans, j’ai découvert le film. J’ai toujours adoré ça. Le côté coloré, éclectique, me plaît. C’est gros, les personnages sont très typés, mais c’est assumé à fond. C’est comme un voyage dans le temps. Les années 1950 m’ont toujours fait tripper. On s’amuse.»

Jason a dit avoir parlé au téléphone avec Serge Postigo, qui a incarné Danny Zuko il y a 17 ans.

«Il m’a dit : «Attends-toi à vivre tout un trip de gang». Et, sincèrement, ça ne fait pas encore deux semaines qu’on a commencé à répéter, et c’est déjà vrai, ce qu’il m’a dit. Je pense que notre chimie va paraître devant les spectateurs», a relaté celui qui a chanté dans le collectif Big Bazar et qui a pris part à la tournée des Vikings de Richard Petit.

«Qui n’était pas fan de Grease?, a lancé sa collègue Annie Villeneuve, elle aussi adepte de la première heure. C’est plein de bonté, de légèreté. Jusqu’à maintenant, c’est vraiment trippant entre nous, et je sens qu’on va devenir une vraie famille.»

«Moi, je viens checker les jeunes, a rigolé Normand Brathwaite. Denise Filiatrault n’est plus là, il faut que quelqu’un leur explique comment ça marche! (rires) Sérieusement, je joue Vince Fontaine, le DJ, qui n’a pas vraiment d’âge. Dans la comédie musicale, il est souvent en voix off. Et Andrew Shaver a décidé de me mettre sur scène. Je vais sûrement me retrouver souvent dans la fosse, à jouer avec les musiciens!»

Normand Brathwaite a précisé que sa présence dans Grease sera plus importante que dans Sister Act, l’an dernier. «C’est un bon défi d’acteur, a-t-il relevé. Mais c’est très rafraîchissant de jouer avec eux. Je cruise la belle Isabelle Giroux (Marty), tout le long de la pièce…(rires)»

Jason Roy-Léveillée, Annie Villeneuve et toute la troupe de Grease seront de passage au talk-show En mode Salvail, ce soir, à 22h, sur V, pour donner un aperçu de la pièce.

25 000 billets de Grease ont déjà été vendus, ce qui constitue un record de vente dans l’histoire des comédies musicales de Juste pour rire, et on vient d’ajouter dix autres supplémentaires. Pour plus d’informations, visitez le hahaha.com.

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