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13/04/2015 04:25 EDT | Actualisé 14/04/2015 05:23 EDT

Aux championnats de Pékin, le pole-dancing veut se refaire une virginité sportive

WANG ZHAO via Getty Images
TO GO WITH AFP STORY BY TOM HANCOCK ' Poles Apart? Dancers say their perfomance is sporting not sexy' by Tom HancockChina's Fang Yi competes during the finals of the 2015 World Pole Dance Championshipsto on April 12, 2015 in Beijing. Competitors representing over ten countries on four continents insisted that their discipline deserves Olympic recognition AFP PHOTO /WANG ZHAO (Photo credit should read WANG ZHAO/AFP/Getty Images)

Spectacle érotique ou sport véritable? Les danseurs à la barre verticale réunis dimanche pour les finales des championnaux mondiaux du pole-dancing de Pékin ne doutent pas que leur discipline mérite la reconnaissance olympique.

Les candidats sont originaires d'une dizaine de pays et de quatre continents. Tout en souplesse et en agilité, ils espèrent se débarrasser de l'image de bars à strip-tease un peu miteux généralement associée à leur discipline et être respectés comme des athlètes talentueux.

"Le pole-dancing nécessite autant de technique que la gymnastique et l'acrobatie et le niveau de difficulté est plus grand", a expliqué à l'AFP Ke Hong, membre de l'équipe chinoise, l'une des plus fortes de la compétition, avant le début de la rencontre.

Plus de cinquante candidats, dont une dizaine d'hommes, participent aux championnats.

Comme de nombreux autres danseurs, Ke Kong passe jusqu'à huit heures par jour à la barre verticale pour perfectionner ses figures qui défient la pesanteur. "Tous les jours, ça fait mal", dit-il. "La première semaine, je me suis demandé si je n'allais pas abandonner".

Ces dix dernières années, le pole-dancing a gagné en popularité, devenant au même titre que la zumba ou la danse du ventre un moyen pour ses adeptes de se maintenir en forme. Des milliers de clubs ont ouvert leurs portes à travers la planète, dont plus de 500 aux États-Unis.

Parmi les danseurs présents cette année figurent les champions du monde, les Britanniques Kate Czepulkowski et Sam Willis, ont dit les organisateurs. Grande favorite pour cette année, la Russe Polina Volchek, surnommée le "Puma rose".

Les danseurs chinois estiment qu'après avoir beaucoup lutté contre le conservatisme ambiant dans leur pays, leur combat pour faire reconnaître leur discipline commence à payer.

"Mes parents sont des paysans. J'ai appris pendant quatre ans et les trois premières années, ils ne le savaient pas. Je m'exerçais dans une salle de gym et j'apprenais en secret", raconte Fang Yi, championne de Chine 2013.

Mais désormais, "beaucoup de gens considèrent ça comme un sport. Nous y travaillons dur et nous espérons qu'un jour la discipline sera admise aux Jeux Olympiques", ajoute la jeune femme de 29 ans.

Certains voudraient que le sport soit appelé tout simplement "pole" ou "fitness vertical".

Ses adeptes ont lancé par le passé plusieurs campagnes pour faire admettre le sport comme discipline olympique, en vain jusqu'ici.

"Il y a quelques années, c'était quelque chose de sexuel, mais maintenant c'est plus athlétique", dit la danseuse chinoise Sun Wenzhu, en peignant le masque de loup qu'elle s'apprête à porter pour sa prestation.

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