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12/04/2015 21:17 EDT | Actualisé 12/06/2015 01:12 EDT

Le Kenya exige que l'ONU ferme le camp de réfugiés de Dadaab d'ici trois mois

NAIROBI, Kenya - Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a trois mois pour fermer le camp de réfugiés de Dadaab et relocaliser les 400 000 Somalis qui y vivent, faute de quoi le gouvernement kényan va le faire lui-même, a déclaré le vice-président kényan William Ruto. Le gouvernement kényan affirme que le camp de Dadaab, dans l'est du pays, est devenu un haut lieu de recrutement pour le groupe extrémiste somalien Al-Shabab, dont les combattants ont abattu 148 personnes à l'Université de Garissa la semaine dernière. Samedi, William Ruto a fait valoir au cours d'un rassemblement que le Kenya devait être sécurisé coûte que coûte. «Nous avons demandé au HRC de relocaliser les réfugiés d'ici trois mois, sinon nous devrons les relocaliser nous-mêmes. La façon dont les États-Unis ont changé après le 11 septembre est la façon dont le Kenya changera après Garissa», a écrit le vice-président dans un communiqué.Le président Uhuru Kenyatta a promis une réponse ferme aux attaques de la semaine dernière. Des avions militaires kényans ont attaqué des cibles présumées d'extrémistes en Somalie. Mercredi, le gouvernement a annoncé qu'il gelait les comptes des organisations et des individus suspectés de financer les extrémistes islamistes.Le groupe Al-Shabab a promis des représailles au Kenya pour venger le déploiement de troupes kényanes en Somalie en octobre 2011 pour combattre ses militants, tenus responsables d'attaques transfrontalières.L'opposition a réclamé le retrait des troupes kényanes de Somalie, mais le gouvernement de M. Kenyatta a rejeté cette demande. L'attentat du 2 avril à l'Université de Garissa est la seconde attaque la plus meurtrière perpétrée par des extrémistes au Kenya. Il est devancé seulement par l'attentat à la bombe d'Al-Qaïda contre de l'ambassade des États-Unis à Nairobi en 1998, qui avait fait 213 morts.