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13/04/2015 17:41 EDT | Actualisé 13/06/2015 01:12 EDT

Jocelyne Cazin sera candidate caquiste à la complémentaire de Chauveau

QUÉBEC - La Coalition avenir Québec mise encore une fois sur une personnalité de la télé: après François Paradis et Nathalie Roy, le chef François Legault a recruté Jocelyne Cazin comme candidate à l'élection complémentaire dans Chauveau, en banlieue de Québec.L'ancienne journaliste veut ainsi succéder à Gérard Deltell, l'ex-député caquiste, lui-même issu du monde de la télé, qui a annoncé la semaine dernière son passage en politique fédérale comme candidat conservateur au scrutin de cet automne. Avant elle, la CAQ avait trouvé l'animateur François Paradis pour remplacer Christian Dubé, qui avait démissionné de son poste de député de Lévis, l'an dernier.M. Legault a reconnu que la notoriété de la télévision est un avantage en politique. «Peut-être que la moitié du travail, c'est un travail de communication, en politique, mais il faut quand même avoir des idées à transmettre, a dit le chef caquiste en présentant sa recrue en conférence de presse lundi après-midi, dans un hôtel de Wendake. Autant François Paradis que Jocelyne Cazin sont des gens qui ont toujours travaillé à transmettre des idées, à avoir de l'ambition pour le Québec, à exiger qu'on fasse plus. Donc c'est certain que c'est un atout d'être capable de bien communiquer.»Jocelyne Cazin a eu une longue carrière de journaliste, mais elle s'est fait particulièrement connaître avec l'émission J.E., à TVA, au côté de Gaétan Girouard, et elle a remporté plusieurs trophées au gala Artis. Elle s'est retirée du monde de la télé en 2008, mais elle admet qu'elle jouit encore d'une cote d'amour dans la population.«Chaque fois que je me promène partout à travers le Québec, les gens ont l'impression que je suis leur cousine, leur soeur, leur voisine d'à côté, je ne me sens pas du tout dépaysée», a-t-elle déclaré, pour démontrer aussi qu'elle voulait s'enraciner dans Chauveau même si elle habite actuellement dans les Laurentides et qu'elle est en quelque sorte «parachutée». Elle assure qu'elle a bien l'intention d'y résider, quel que soit le résultat de l'élection.«Je ne suis pas une extra-terrestre ici», a-t-elle lancé, en rappelant qu'elle avait résidé à Québec au cours de sa carrière. Son chef, M. Legault, a dit ne rien tenir pour acquis, même si la circonscription est acquise à la CAQ et à son ancêtre l'Action démocratique du Québec depuis 2007. Il est toutefois convaincu que les électeurs vont adopter sa candidate. «Jocelyne, c'est une femme de terrain. Je n'ai aucune inquiétude que les gens de Chauveau vont l'adorer, les organismes communautaires vont l'adorer, elle est facile d'approche. Les gens l'aiment, parce qu'ils la connaissent. (...). Je pense qu'elle va faire un malheur en politique.»Mme Cazin a dit qu'elle était préoccupée par les enjeux d'éducation et de santé, mais elle a eu du mal à énumérer des enjeux locaux, sauf celui des heures d'ouverture de l'hôpital Chauveau.La recrue caquiste a lancé l'an dernier un livre intitulé «J'ose déranger». Encore dimanche elle était au Salon du livre de Québec pour en faire la promotion. Elle y reconnaît entre autres les épreuves qui l'ont ébranlée, notamment à la suite du suicide de son collègue Gaétan Girouard. M. Legault l'avait approchée pour les élections générales de 2014, mais elle avait décliné. Elle soutient toutefois que maintenant elle se sent prête à affronter le dur monde de la politique.«Je me sens très solide, je me sens bien. Depuis 2008, la vie m'a invité à plein de choses. Aujourd'hui à 64 ans, j'ai les deux pieds sur terre et je suis capable d'en prendre. Je suis une tigresse au fond de moi et je rebondis facilement», a-t-elle dit.La date de la complémentaire n'a pas encore été annoncée par le premier ministre Philippe Couillard, qui doit aussi en déclencher une autre dans Jean-Talon, toujours à Québec, en raison du départ de l'ancien ministre Yves Bolduc de la vie politique.François Legault a plaidé pour la tenue des deux complémentaires le plus tôt possible, même si le Parti québécois n'a pas encore de chef. Le chef caquiste a dit qu'il avait déjà pressenti des candidats pour la circonscription de Jean-Talon, qui est connue comme un bastion libéral.