POLITIQUE
13/04/2015 05:56 EDT | Actualisé 13/04/2015 05:57 EDT

Les candidats à la direction du PQ croisent le fer à Saguenay

Canadian Press

Les cinq candidats dans la course à la direction du Parti québécois (PQ) ont participé à un débat non officiel dimanche après-midi au Cégep de Jonquière à Saguenay.

Pierre Céré, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Martine Ouellet et Pierre Karl Péladeau ont pris place sur la scène de la salle François-Brassard peu avant 14 heures.

D'entrée de jeu, les candidats ont fait connaître leurs priorités lors d'un discours de huit minutes.

Pierre Céré a parlé d'indépendance. « Pourquoi l'indépendance? Parce qu'on veut être maître chez nous! », a-t-il affirmé. La salle l'a applaudi chaleureusement.

Le député de Lac-Saint-Jean a lui aussi parlé d'indépendance en soutenant que s'il ne s'agissait que du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Québec serait indépendant depuis 1980. Alexandre Cloutier, qui était en terrain conquis, a tenu un discours très régionaliste.

Martine Ouellet a abordé le thème de la forêt, un sujet qui est important dans la région. Elle croit qu'un Québec indépendant pourrait prendre ses propres décisions environnementales.

De son côté, Bernard Drainville a proposé l'idée de créer une table de concertation régionale qui serait financée par un fonds de développement économique tiré des ressources naturelles.

Finalement, le favori dans cette course, Pierre Karl Péladeau, a soutenu que les régions devraient avoir des pouvoirs inscrits dans la constitution d'un Québec souverain.

Les responsables du PQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean ont vendu tous les billets disponibles pour assister à ce débat, soit environ 900. La salle était donc pleine à craquer.

Conflit de travail

Le dossier du lock-out, qui sévit depuis plus de deux ans chez plusieurs concessionnaires automobiles de la région, a été abordé plusieurs fois par les candidats.

Alexandre Cloutier a interpelé Pierre Karl Péladeau sur le conflit, lui rappelant qu'il avait déjà proposé de fiscaliser les primes des employés en lock-out et lui demandant s'il avait changé d'idée.

Pierre Karl Péladeau a répondu ne pas avoir toute l'information sur ce conflit. Il a toutefois averti Alexandre Cloutier qu'il serait confronté aux demandes des patrons et des travailleurs s'il voulait ouvrir le code du travail.

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