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12/04/2015 17:28 EDT | Actualisé 12/06/2015 01:12 EDT

Syrie: une frappe gouvernementale à Alep fait neuf morts, dont cinq enfants

BEYROUTH - Un raid aérien mené dimanche par les forces gouvernementales syriennes dans un secteur contrôlé par l'opposition à Alep, dans le nord du pays, a tué au moins neuf personnes, dont cinq enfants, ont déclaré des militants de l'opposition.Le Centre des médias d'Alep et l'Observatoire syrien des droits de l'homme, établi à Londres, ont indiqué que le raid avait touché le quartier Ansari.Ce nouveau bain de sang survient au lendemain de tirs d'artillerie des rebelles et de frappes aériennes du gouvernement qui ont fait au moins 30 morts dans les deux camps à Alep, une ville divisée entre les partisans et les opposants du régime de Bachar el-Assad.Selon l'Observatoire, au moins neuf personnes ont péri dans le raid de dimanche. Le bilan pourrait s'alourdir parce que plusieurs blessés sont dans un état critique, a indiqué l'organisation. Le Centre des médias d'Alep affirme pour sa part que 10 personnes ont été tuées et que des dizaines d'autres ont été blessées.À Damas, la capitale, le chef de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) s'est rendu dimanche dans le camp de Yarmouk, que des milliers de Palestiniens ont fui il y a plus d'une semaine pour échapper aux violents combats qui y font rage depuis que le groupe armé État islamique est entré dans le secteur. Les déplacés ont trouvé refuge dans des quartiers de Damas contrôlés par les forces gouvernementales.Le président de l'agence, Pierre Krahenbuhl, a rencontré quelque 120 Palestiniens qui se sont réfugiés temporairement dans une école du quartier Tadamon. Ils lui ont raconté la crise humanitaire qui sévit à Yarmouk, dont les résidants ont déjà enduré plus de deux ans de siège gouvernemental, de faim et de maladies.«Les conditions étaient très difficiles, a déclaré Rahaf Qadri, qui a quitté Yarmouk il y a dix jours. Il n'y avait pas de nourriture, et les maladies ont commencé à se propager.»Un autre déplacé, Mohammad al-Halabi, âgé de 50 ans, a déploré le manque de nourriture et d'électricité dans le camp. Il a indiqué que la situation s'était aggravée avec l'attaque des djihadistes du groupe État islamique.«Nous avons vu des gens se faire décapiter et avons entendu des tirs qui visaient à terroriser les gens, a-t-il dit à l'Associated Press. Ils nous ont prévenus que si nous ne nous joignions pas à eux, ils nous couperaient la tête.»