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12/04/2015 16:15 EDT | Actualisé 12/06/2015 01:12 EDT

Hillary Clinton officiellement candidate à l'investiture démocrate

WASHINGTON - Hillary Rodham Clinton tentera sa chance une seconde fois à l'investiture démocrate. L'ex-secrétaire d'État, sénatrice et première dame a annoncé dimanche après-midi dans une vidéo diffusée sur Internet qu'elle se lançait officiellement dans la course en vue de l'élection présidentielle de 2016.Si elle est élue, Mme Clinton deviendra la première femme à occuper le poste de présidente des États-Unis. Selon les derniers sondages, elle est en avance sur tous les possibles candidats.Dans la vidéo, l'annonce de Mme Clinton a été précédée par des images de jeunes familles, d'enfants et de personnes âgées parlant de leurs aspirations. La stratégie de sa campagne s'inspire de l'approche privilégiée en 2012 par le président Barack Obama, qui s'était concentré sur la classe moyenne.Plutôt que d'entamer sa campagne en se lançant dans une tournée d'un bout à l'autre du pays, l'ancienne chef de la diplomatie du président Obama prévoit plutôt se rendre dans les premiers États qui voteront dans le cadre des primaires, l'Iowa et le New Hampshire. Elle tentera alors d'entrer directement en contact avec les électeurs dans les cafés, les garderies et certaines résidences privées.«Je me lance sur la route pour gagner votre vote. Parce que c'est à votre tour. Et j'espère que vous vous joindrez à moi dans cette aventure», a déclaré Mme Clinton à la fin de la vidéo.Cette approche centrée sur les électeurs a été choisie pour montrer que Mme Clinton ne tient pas sa nomination pour acquise. Il faudra attendre encore un mois, environ, pour qu'elle prononce un discours expliquant plus en détail ses raisons de se porter candidate.La femme de l'ancien président Bill Clinton entre dans la course dans une position solide pour succéder à son rival des primaires de 2008, Barack Obama.Sa campagne sera orientée sur le renforcement du pouvoir économique de la classe moyenne et la multiplication des possibilités pour les familles de travailleurs. Elle se présentera comme une «combattante tenace» capable d'obtenir des résultats et de travailler avec le Congrès, le monde des affaires et les autres dirigeants de la planète.«Les Américains se sont battus pour reprendre le dessus après une période économique difficile. Mais le jeu favorise encore ceux qui sont au sommet. Les Américains ordinaires ont besoin d'un défenseur et je serai ce défenseur», dit-elle dans la vidéo.Mme Clinton risque par ailleurs de subir des pressions de l'aile plus progressiste de son parti, qui réclamera qu'elle adopte un message plus populiste centré sur l'inégalité des revenus. Certains restent sceptiques face à ses liens avec les riches donateurs de Wall Street et les politiques économiques centristes de l'administration de son mari. Ils la pressent d'appuyer une réglementation financière plus sévère et des hausses de taxes pour les plus riches.«D'un point de vue électoral, il serait bénéfique pour elle de se ranger fermement du côté des travailleurs de la classe moyenne, qui travaillent plus fort que jamais et qui n'arrivent toujours pas à mettre de l'argent de côté», analyse l'économiste Robert Reich, ancien secrétaire au Travail durant l'administration Clinton, qui connaît l'ex-première dame depuis près de 50 ans.Le Parti républicain n'a pas attendu son annonce pour commencer à faire campagne contre elle. Le président du parti, Reince Priebus, a présenté les grandes lignes d'un plan visant à miner son bilan en tant que secrétaire d'État, tout en faisant valoir que l'élire à la présidence reviendrait à donner un «troisième mandat» à Barack Obama.