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10/04/2015 21:56 EDT | Actualisé 10/06/2015 01:12 EDT

Obama et Castro se préparent pour leur rencontre historique de samedi au Panama

PANAMA, Panama - Le président américain Barack Obama et son homologue cubain Raúl Castro se préparent à discuter en personne pour la première fois, samedi, au Sommet des Amériques, au Panama — un moment historique pour les deux pays, dont les relations diplomatiques ont été rompues il y a plus de 50 ans.Après son arrivée à Panama, vendredi, M. Obama a qualifié cette avancée visant à mettre fin à 50 ans de relations hostiles de triomphe du peuple cubain.«Alors que les États-Unis amorcent un nouveau chapitre dans sa relation avec Cuba, nous espérons qu'il créera un environnement qui améliorera la vie des Cubains, a dit le président américain devant des groupes de la société civile, incluant des dissidents cubains. Pas parce que c'est imposé par les États-Unis, mais par l'entremise du talent, de l'ingéniosité et des désirs, et des conversations entre Cubains de toutes les couches de la société afin qu'ils puissent décider de la meilleure voie pour leur prospérité.»Les détails de leur rencontre étaient encore en cours d'élaboration vendredi, selon le conseiller en politique étrangère de M. Obama, Ben Rhodes. MM. Obama et Castro, qui sont arrivés à Panama jeudi, assisteront tous les deux à l'ouverture du sommet, vendredi soir.M. Rhodes a précisé qu'aucune rencontre formelle n'était prévue à une heure précise, ajoutant toutefois que les politiciens «auraient une discussion» samedi.Les deux hommes d'État ont déjà amorcé une conversation, mercredi, lors d'un entretien téléphonique, ont confirmé les autorités cubaines et américaines.Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères cubain Bruno Rodriguez ont quant à eux participé à des pourparlers «longs et fructueux» jeudi soir, selon le département d'État.M. Obama et Raúl Castro — frère de l'illustre ancien président Fidel Castro — s'étaient parlé pour la première fois en décembre, quelque temps après l'annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre leurs deux pays.Les dirigeants avaient aussi échangé une brève poignée de main lors des funérailles de Nelson Mandela, en Afrique du Sud, en 2013, mais ils n'avaient pas vraiment pu discuter à ce moment-là.Dans un effort pour rétablir les relations entre les États-Unis et Cuba, les diplomates de l'administration Obama mènent des discussions délicates avec leurs homologues cubains pour préciser les dispositions de l'entente conclue en décembre. Seul le Congrès, toutefois, a le pouvoir de lever complètement l'embargo commercial, qui est en place depuis 1962.Le président Obama se prépare à annoncer sa décision sur un changement qui pourrait être apporté à la liste des États soutenant le terrorisme — sur laquelle Cuba figure pour l'instant. Il s'agirait d'un avancement important pour les Cubains, qui sont punis par leur présence sur cette liste aux côtés de l'Iran, de la Syrie et du Soudan.Or, l'administration Obama serait réticente à faire cette concession tant que le pays de M. Castro ne cèdera pas sur certains points — notamment sur les restrictions imposées aux diplomates américains.«On ne veut pas être emprisonné dans le passé. Quand quelque chose ne fonctionne pas pendant 50 ans, on ne continue pas à le faire. On essaie quelque chose de nouveau», avait affirmé M. Obama lors de son escale en Jamaïque, jeudi.Le président américain espère aussi que Cuba progressera sur l'enjeu des droits de la personne et des libertés individuelles.