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11/04/2015 09:06 EDT | Actualisé 11/04/2015 09:06 EDT

Grand Prix de Chine : Mercedes reprend la main, Hamilton juste devant Rosberg

Clive Mason via Getty Images
SHANGHAI, CHINA - APRIL 11: Lewis Hamilton of Great Britain and Mercedes GP drives during qualifying for the Formula One Grand Prix of China at Shanghai International Circuit on April 11, 2015 in Shanghai, China. (Photo by Clive Mason/Getty Images)

Tout est rentré dans l'ordre samedi à Shanghai, et les deux pilotes Mercedes, Lewis Hamilton en pole position, Nico Rosberg en première ligne aussi, seront les favoris dimanche du Grand Prix de Chine de Formule 1.

Pour la troisième fois en trois Grands Prix cette saison, le double champion du monde anglais (2008, 2014) a réussi le meilleur temps des qualifications, sur l'un de ses circuits préférés : déjà cinq pole positions et trois victoires depuis 2007.

La troisième place sur la grille de départ sera occupée par Sebastian Vettel (Ferrari), vainqueur il y a quinze jours du GP de Malaisie devant les deux Flèches d'Argent.

« Ce circuit correspond bien à ma façon de conduire, contrairement à d'autres circuits », a réagi Hamilton. « C'est un circuit difficile, avec une grande combinaison de virages, et la course y représente un défi », a ajouté le pilote de 30 ans, auteur des meilleurs chronos dans les trois séances d'essais libres.

« La voiture a répondu de façon fantastique », a-t-il poursuivi, en rendant hommage à son équipe technique et en confiant ressentir de « bonnes vibrations » dans l’atmosphère, pour une fois pas trop polluée, de Shanghai.

Sur la piste parfaitement sèche du circuit de la mégalopole chinoise, Hamilton a devancé Rosberg de 42 millièmes de sec pour obtenir sa 41e pole position. Statistique encore plus significative, ce sera la 75e fois qu'il partira en première ligne, pour son 151e départ.

Manifestement très contrarié d'avoir raté la pole pour quatre centièmes de secondes, Rosberg a lancé un très sonore « Oh come on, guys ! » sur sa fréquence radio. Puis l'Allemand n'a pas caché son irritation, ignorant Hamilton, mais serrant la main de son compatriote Vettel lors d'une séance photo commune.

« Oui, je suis frustré, parce que cela se joue à un cheveu et, bien entendu, je voulais décrocher la pole », a déclaré le vice champion du monde.

Derrière les Flèches d'Argent, Ferrari et Williams se sont livré une belle bagarre pour les places d'honneur. Ils seront candidats au podium dimanche, derrière des Mercedes a priori intouchables.

Vettel a échoué à moins d'une seconde d'Hamilton, mais devancé de trois dixièmes Felipe Massa, dans la Williams la plus rapide. Un joli rétablissement pour l'écurie de Sir Frank après des essais libres plutôt frustrants.

Ferrari et Williams jouent placé

« Nous savions que cela allait se jouer de près aujourd'hui (samedi). C'est un peu regrettable de ne pas avoir pu placer nos deux voitures sur la deuxième ligne », a commenté le quadruple champion du monde, malgré tout « relativement satisfait » de cette troisième place, car « c'est ce qu'on pouvait viser de mieux ».

« Évidemment nous voulons combler le fossé (avec Mercedes, NDLR). Espérons que demain (dimanche) on se rapprochera d'eux », a poursuivi Vettel, confiant sur le fait que sa Ferrari, en conditions de course, sera moins larguée en performance que pendant les qualifications.

Sur une troisième ligne 100 % finlandaise, l'autre pilote Williams, Valtteri Bottas, a fait un peu mieux que Kimi Räikkönen dans l'autre Ferrari. Mais « Iceman », en course, est toujours redoutable. Il visera lui aussi ce podium qui lui avait échappé en Malaisie (4e).

La quatrième ligne sera occupée par un pilote Red Bull, Daniel Ricciardo, équipé d'un moteur Renault, et par le Français Romain Grosjean (Lotus), devant les deux Sauber de Felipe Nasr et Marcus Ericsson.

En fond de grille, depuis l'avant-dernière ligne, les deux pilotes Mercedes-Honda, Jenson Button et Fernando Alonso, pourront continuer le développement de leur nouvelle monoplace. Comme en Malaisie, ils s'élanceront devant les deux modestes Marussia de l'écurie Manor. Maigre consolation, avec un budget trois ou quatre fois supérieur.

Il y a quinze jours, le GP de Sepang avait montré que les renversements de situation étaient possibles dans la joute entre Mercedes et Ferrari, réunissant un quatuor de pilotes comptant trois champions du monde.

Hamilton a tenu à insister samedi sur le fait que rien n'était joué : « La course qui nous attend va être difficile », a-t-il assuré. « Les Ferrari sont solides en conditions de course et rien n'est acquis ».

Ce petit accès d'humilité n'a pas fait oublier que le Britannique était bien la vedette du jour à Shanghai, poursuivi par les chasseurs d'autographes tandis qu'il chaussait ses lunettes de soleil.

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