POLITIQUE
11/04/2015 01:09 EDT | Actualisé 11/04/2015 01:09 EDT

Une uniformisation des règles encadrant les associations étudiantes est réclamée

Canadian Press

MONTRÉAL — Malgré le faible degré de réceptivité de la classe politique, le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, continue de plaider en faveur d'un meilleur encadrement de la démocratie étudiante.

L'organisation a rencontré le ministre de l'Éducation, François Blais, pour exposer sa position, la semaine dernière. Selon M. Tremblay, la réaction de M. Blais a été plutôt tiède.

Le contraire eut été étonnant, raconte M. Tremblay. Après tout, a-t-il ajouté, le ministre Blais « avait déjà annoncé que le gouvernement ne privilégierait pas cette voie-là en ce moment ».

Les cégeps réclament un meilleur encadrement de la démocratie étudiante depuis le « printemps érable » de 2012, une position qu'elles ont défendue, sans succès, auprès des prédécesseurs de M. Blais, qu'il s'agisse du péquiste Pierre Duchesne ou du libéral Yves Bolduc.

En dépit de la réticence des ministres successifs, Bernard Tremblay continue de croire en la pertinence d'instaurer des « règles claires » auxquelles toutes les associations étudiantes seraient tenues de se soumettre.

M. Tremblay fait observer qu'à l'heure actuelle, les diverses règles « à géométrie variable » entrainent des contestations et des insatisfactions.

Il propose notamment de « prévoir des votes secrets, d'insister sur l'importance d'avoir un minimum de participation et de s'assurer d'avoir une majorité de 50 pour cent plus un pour que ces consultations entraînent des conséquences ».

Il a ajouté que les étudiants soient en mesure de voter périodiquement sur la poursuite d'une grève si sa durée n'a pas été déterminée dès le départ.

« Le flou actuel ne sert vraiment personne. On constate des pratiques qui sont différentes d'un cégep à l'autre et qui sont, par conséquent, questionnées par les gens. Le fait d'avoir un processus clair, reconnu faciliterait l'adhésion de tous » aux décisions des associations étudiantes, a-t-il fait valoir.

Bernard Tremblay a ajouté que ces organisations gagneraient en légitimité si elles respectaient toutes les mêmes lignes de conduite.

Pour étayer son point de vue, il a dressé un parallèle avec la scène politique.

« Quand on parle de la démocratie parlementaire, on n'a pas des règles différentes pour élire les députés en fonction de [la réalité de] chacune des circonscriptions, on a un régime qui est uniforme, tout le monde y adhère et en reconnaît la légitimité », a-t-il illustré.

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