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10/04/2015 04:59 EDT | Actualisé 10/04/2015 05:01 EDT

Syrie: 50 civils capturés par l'EI lors d'un raid contre un village, selon une ONG

ZEIN AL-RIFAI via Getty Images
Rebel fighters walk through the rubble following an alleged bombing by Islamic State (IS) group in Marea, northern Aleppo on April 8, 2015. The toll from two alleged Islamic State group car bombings overnight of rebels in Syria's Aleppo province has risen to at least 32 people, the Britain-based Observatory said. AFP PHOTO / AMC / ZEIN AL-RIFAI (Photo credit should read ZEIN AL-RIFAI/AFP/Getty Images)

Les jihadistes du groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI) retiennent en otages au moins 50 civils capturés lors d'un raid il y a dix jours contre un village dans le centre de la Syrie, rapporte une ONG vendredi.

Les civils ont été kidnappés à Maboujé, dans la province centrale de Hama, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cet enlèvement n'avait jusqu'à présent pas été divulgué afin de ne pas compromettre les négociations en vue de la libération des otages. Mais elles ont échoué depuis, a indiqué le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Dix otages, dont six femmes, sont des ismaéliens, un courant minoritaire de l'islam chiite. Les 40 autres sont des sunnites, dont au moins 15 femmes.

"Il y a des craintes que les femmes aient été traitées en esclaves", a indiqué à l'AFP M. Abdel Rahmane.

Des sunnites, des ismaéliens et des alaouites, une autre branche du chiisme dont est issu le président Bachar al-Assad, vivent dans le village de Maboujé, à l'est de la ville de Hama.

Le 31 mars, les jihadistes du groupe extrémiste sunnite avaient exécuté au moins 37 civils à Maboujé, dont deux enfants. Selon l'Observatoire, ces civils avaient été "brûlés, décapités et on avait tiré sur eux".

L'EI a régulièrement visé les groupes minoritaires en Syrie, notamment les chiites accusés d'apostasie.

Il a notamment kidnappé des groupes de Kurdes et d'Assyriens en Syrie, ainsi que des Yazidis, une autre minorité, dans l'Irak voisin.

L'EI est en outre accusé d'exécutions en masse de membres de ces groupes minoritaires ou de sunnites accusés de ne pas se soumettre à ses lois.

L'OSDH a d'autre part fait état de l'explosion vendredi d'une voiture piégée dans le quartier alaouite de Hay al-Arman à Homs, faisant au moins un mort et 10 blessés.

Il n'a pas indiqué qui était l'auteur de l'attaque mais la télévision officielle a accusé les "terroristes", désignant les rebelles.

Hay al-Arman est sous contrôle du régime et est un fief des milices pro-gouvernementales.

Les quartiers alaouites ont été souvient la cibles d'attaques des jihadistes sunnites, notamment l'attaque suicide contre une école en octobre 2014 qui avait fait 54 morts, dont 47 enfants.

Dans le nord du pays, 16 personnes ont été tuées dans une série de raids du régime sur Raqa, fief de l'EI en Syrie, et sa banlieue.

Depuis le début du conflit en 2011, plus de 215.000 personnes sont mortes et près de la moitié de la population a été déplacée.

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