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10/04/2015 11:47 EDT | Actualisé 10/04/2015 11:47 EDT

Pospisil, le meilleur Canadien en double... malgré lui

PC

Une page de la grande histoire du tennis canadien s'est tournée lundi matin. Pour la première fois depuis le 20 novembre 2000, Daniel Nestor n'est pas le Canadien le mieux classé en double sur le circuit de l'ATP.

Un texte de Antoine DeshaiesTwitterCourriel

À la plus récente publication du classement, Vasek Pospisil occupait le 5e rang, deux unités devant Daniel Nestor. La dernière fois que le roi du double de 42 ans avait cédé son trône national, c'était à Sébastien Lareau, il y a plus de 14 ans.

En fait, Nestor avait dépassé Lareau quelques mois après leur triomphe aux Jeux de Sydney.

« C'est spéciale pour moi, a admis Pospisil en entrevue à Radio-Canada. Daniel est une légende du double depuis des années. Je suis surpris d'atteindre ce classement si rapidement parce que le double est loin d'être ma priorité. »

En fait, cette montée vers le sommet du classement s'est amorcée à Wimbledon l'été dernier un peu par hasard. L'Américain Jack Sock, aujourd'hui 46e mondial en simple, lui a demandé de faire équipe.

« Il m'a envoyé un texto. On ne se connaissait pas, mais dès notre premier match tout a cliqué. Notre jeu se complète bien. Je suis à l'aise au filet et j'aime couvrir du terrain. Sock, lui, sert bien et possède l'un des meilleurs coups droits du circuit. Et le plus important? On s'amuse sur le terrain. »

Contre toute attente, ils ont gagné Wimbledon. Puis en mars, ils ont gagné le prestigieux Masters d'Indian Wells en Californie avant d'atteindre la finale à Miami, deux tournois de la même envergure que la Coupe Rogers.

Le simple dans la mire

Mais ne comptez pas sur Pospisil pour imiter Daniel Nestor et devenir un spécialiste du double. Pas maintenant du moins. À 24 ans, le Britanno-Colombien dit consacrer toutes ses énergies au simple, sa priorité. Il occupe présentement le 59e rang au classement mondial.

« Je m'y concentre à 100 %, a répété plusieurs fois Pospisil au court de l'entretien. Je ne m'entraîne jamais en double. Je n'hésiterais pas à me retirer d'un tournoi en double si je connais du succès en simple au même moment. »

Reste que Pospisil reconnaît les retombées bénéfiques de ses succès en double.

« Je joue en double parce que ça m'aide en simple, affirme le joueur de tennis. C'est une façon de m'entraîner, surtout au filet où je voulais être plus agressif. Ça me permet aussi d'améliorer mes retours de service. Chaque minute passée sur le terrain vise à améliorer mon simple. Il y a toujours des éléments de jeu à améliorer. »

Objectif gagner un titre en simple

Vasek Pospisil a gagné 8 de ses 16 matchs en simple depuis le début de l'année. Pourtant, il estime être un bien meilleur joueur qu'au début de 2014. Il était à ce moment 25e du monde.

Mais l'année 2014 a été marquée par les blessures, au dos notamment. Le joueur de 24 ans touche du bois pour l'instant. Il est en santé.

Pospisil ne manque pas de régularité. Il n'a pas perdu un seul match cette année contre les joueurs moins bien classés que lui. Quatre de ses huit défaites sont d'ailleurs survenues contre des joueurs classés parmi les dix premiers.

« Je joue bien ces temps-ci, mais j'ai souvent des tirages difficiles. Je dois juste être patient et continuer à m'améliorer. J'aimerais gagner un premier titre en simple d'ici la fin de l'année. Je suis passé près l'an dernier à Washington (défaite en finale contre Raonic). »

Et pourquoi pas à Montréal au mois d'août. Que ce soit en Coupe Davis ou à la Coupe Rogers, Pospisil carbure aux encouragements d'un public partisan.

« J'aime me servir de l'énergie de la foule. »

Et il lui rend bien. Pospisil avait conquis le cœur des Montréalais en atteignant la demi-finale en 2013. Sa fougue, son sourire et surtout son jeu avait fait bonne impression.

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